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Alexandre Manuel, dirigeant de Maison Manuel.  © DR

«Toujours tirer les leçons de ses erreurs»

Représentant de la sixième génération, Alexandre Manuel est aux commandes de la Maison Manuel, l’entreprise familiale de chocolaterie et de traiteur.

Un de vos meilleurs souvenirs professionnels?

J’en ai deux. Le premier est lié à notre activité de traiteur, avec l’organisation en quatre jours de la réception donnée pour 700 invités sur la place Perdtemps à Nyon en l’honneur de Guy Parmelin après son élection au Conseil fédéral. C’était un challenge incroyable! Le deuxième est notre collaboration avec Swiss, avec la présence de nos chocolats sur les vols pour l’Europe au départ de Genève.

Quel autre métier auriez-vous voulu exercer?

J’ai toujours su que je voulais intégrer l’entreprise familiale. C’était mon choix, mais j’avoue que j’aurais rêvé d’être un sportif professionnel, joueur de tennis par exemple. De manière plus réaliste, il y a longtemps, mon grand-père me voyait bien être avocat. J’aurais peut-être aussi pu me lancer dans l’immobilier.

Le talent que vous rêveriez d’avoir?

Celui de Federer! Son jeu est une vraie symphonie. Plus sérieusement, j’aimerais pouvoir étudier et assimiler les connaissances plus rapidement.

Un trait de caractère qui vous séduit ou qui vous agace?

La malhonnêteté, l’irrespect et le mépris m’irritent beaucoup. En revanche, je suis séduit par les personnes fiables et positives.

Quelle a été votre plus grande erreur?

Je regrette de ne pas m’être davantage concentré sur les études quand j’avais entre 18 et 20 ans. Si j’ai des enfants, je les encouragerai à mener à bien leurs études dans la voie de leur choix. Naturellement, j’ai également fait des erreurs professionnelles qui font partie de la vie d’un entrepreneur; le tout est d’en tirer des leçons afin de ne pas les reproduire.

Le meilleur conseil que vous ayez reçu?

J’ai eu des années difficiles professionnellement et ma femme, Laureline, m’a toujours encouragé à penser positivement. L’année dernière, j’ai lu Les quatre accords toltèques de Miguel Ruiz et ce livre m’a beaucoup aidé, il m’a permis de penser différemment, de voir les choses de manière plus positive.

Le meilleur endroit du monde?

Zermatt, avec la vue sur le Cervin, ou encore tout en haut de la cathédrale de Lausanne, d’où l’on voit la ville, le lac, les montagnes.

Votre plus dure école de la vie?

Mes deux ans et demi d’internat à l’école de La Fouly, en Valais. J’avais 11 ans et demi et j’étais très turbulent. Je me suis beaucoup plaint à l’époque mais, avec le recul, cette expérience a été bénéfique. Je ne serais pas ce que je suis aujourd’hui sans ce passage à l’internat.

Votre plus grande extravagance?

J’étais avec ma femme sur le télésiège et nous avons vu l’hélicoptère qui était posé à l’arrivée. L’idée m’est venue de demander si nous pouvions faire un tour en hélicoptère au-dessus du Cervin. C’était complètement improvisé et le paysage était magnifique.

Votre plus grand rêve?

Une famille heureuse et une entreprise prospère, me permettant d’envisager l’avenir sereinement.

Qui aimeriez-vous être le temps d’une journée?

Roger Federer lors d’un match de Grand Chelem à Wimbledon, face à Nadal... et remporter la victoire en cinq sets.

Quel titre mettriez-vous sur votre portrait?

Loyal, honnête, généreux, professionnel, je ne sais pas trop lequel choisir.

La personnalité avec qui vous aimeriez dîner?

Roger Federer, bien sûr! Faire un bon dîner avec une excellente bouteille. Je pense que Federer est le meilleur ambassadeur pour la Suisse.