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Diane Barbier-Mueller. © DR

«En politique, il faut rester sur ses gardes»

Représentante de la troisième génération de la famille Barbier-Mueller, Diane Barbier-Mueller est membre de la direction de l’agence immobilière Pilet & Renaud.

Qu’est-ce qui vous motive à vous lever le matin?

Faire ma part pour rendre le monde un peu plus heureux. Se loger est un des besoins de base de l’humain, et j’aime à penser que je contribue à fournir un foyer sain pour des personnes. C’est aussi pour cela que je me suis lancée en politique (elle est députée PLR au Grand Conseil genevois, ndlr), je veux rendre à la communauté ce qu’elle m’a donné. Ce sont de petits pas, mais nous avons tout dématérialisé dans notre régie. Mes collaborateurs et moi-même, nous continuons à travailler pour être respectueux de l’environnement, par le tri ou encore par une limite dans l’utilisation du papier.

Le talent que vous rêveriez d’avoir?

Je rêverais d’avoir une meilleure mémoire. Mon grand-père était capable de lire une page entière d’un journal et de s’en souvenir parfaitement une semaine plus tard. Ce n’est pas mon cas. J’ai l’impression que ma mémoire fait le tri d’elle-même et élimine ce qui ne lui est pas d’une utilité immédiate.

Le principal trait de votre caractère?

Je suis très ouverte, sociable et accessible, même si parfois je peux donner l’impression d’être distante. En fait, je suis un peu timide au premier abord et j’ai besoin de me sentir à l’aise avec les gens. Ensuite, je suis détendue et je parle librement. Je pense que les mots restent, alors j’essaye de toujours faire attention à peser mes paroles pour ne pas risquer de blesser des gens maladroitement.

Le meilleur conseil que vous ayez reçu?

De poser aux gens des questions ouvertes. J’ai dû apprendre à changer mon habitude et j’ai constaté que poser des questions ouvertes permettait de mieux connaître les personnes et d’avoir avec elles des conversations beaucoup plus riches.

Votre plus dure école de la vie?

La politique. En faisant de la politique, on rencontre des personnes de tous les univers, ce qui est très enrichissant, mais les intérêts ne sont pas les mêmes, et il faut rester sur ses gardes.

Quel autre métier auriez-vous voulu exercer?

Experte en livres anciens. Je me verrais bien dans une maison de ventes aux enchères ou dans une librairie où je passerais mes journées entourée de livres anciens, que je collectionne du reste. J’ai un peu moins de temps actuellement à consacrer à ma passion, mais j’achète encore un ou deux ouvrages par an. Plus tard, j’aimerais bien écrire un livre de référence sur un sujet bibliophilique.

Quelle a été votre plus grande erreur?

Penser que l’on pouvait changer les autres, ou les aider malgré eux. Même avec la meilleure volonté, on ne peut pas prendre la responsabilité du futur ou encore du bonheur d’autrui. C’est une leçon éprouvante professionnellement et personnellement, mais qui m’a permis de m’accomplir en tant que personne.

Votre plus grande extravagance?

D’avoir engagé un assistant de direction d’une autre sensibilité politique que la mienne. C’était une expérience intéressante et parfois cocasse lorsqu’il lui est arrivé de me chercher des arguments contraires à ses opinions sur certains sujets.

Votre définition de la réussite professionnelle?

Réussir à trouver un équilibre entre vies professionnelle et privée. Et s’entourer de collaborateurs heureux de venir travailler, car l’entreprise leur offre une sécurité et possède une bonne réputation.

L’entreprise idéale, selon vous?

Une entreprise éthiquement irréprochable qui arrive à fonctionner en satisfaisant autant les clients que les collaborateurs et les partenaires. L’important est que les collaborateurs comprennent et adhèrent à la vision de l’entreprise et qu’ils se sentent comme faisant partie d’un tout.