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Management

Absentéisme: les PME gagnent à prévenir

Les petites entreprises subissent de plein fouet l’absentéisme, avec des coûts considérables. De nouveaux dispositifs d’assurance permettent de réduire ces pertes tout en favorisant un management plus préventif.

William Türler

Un fardeau pour les petites équipes : en Suisse, l’absentéisme grandissant fragilise les PME. Moins outillées que les grandes structures, elles doivent désormais jongler entre optimisation financière et prévention managériale pour limiter les coûts cachés.
Un fardeau pour les petites équipes : en Suisse, l’absentéisme grandissant fragilise les PME. Moins outillées que les grandes structures, elles doivent désormais jongler entre optimisation financière et prévention managériale pour limiter les coûts cachés. Shutterstock

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L’absentéisme ne cesse d’augmenter en Suisse, et les petites structures figurent parmi les entreprises les plus exposées. Dans des équipes restreintes, chaque absence pèse davantage sur l’organisation, mais ces sociétés disposent rarement des ressources nécessaires pour investir dans la prévention ou la formation des managers.
Depuis peu, certains acteurs de l’assurance s’intéressent à ce segment longtemps délaissé. C’est le cas du courtier suisse QB/SRC, qui propose aux PME dès 80 collaborateurs de couvrir les indemnités journalières pour les absences de courte durée. Grâce à ce dispositif, l’entreprise économise sur les charges salariales, et ces économies peuvent ensuite être réinvesties dans des programmes de prévention et de gestion des absences. Une approche globale, jusqu’ici réservée aux grandes sociétés, qui commence désormais à se démocratiser.
Le modèle repose sur le cadre juridique de l’indemnité journalière d’assurance, qui n’est pas soumise aux charges sociales. Traditionnellement, les entreprises recourent à une assurance perte de gain pour les longues absences, ce qui signifie qu’elles paient le salaire et les charges sociales de l’employeur durant la période d’attente, en plus des charges sociales de l’employé.

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Pertes importantes
L’absentéisme coûte cher aux entreprises, avec des pertes estimées de trois à sept fois le coût direct, en raison de l’augmentation des primes d’assurance et des charges indirectes.
«En mettant en place un contrat perte de gain pour les 30 premiers jours d’absence, l’entreprise évite environ 20% de charges sociales, avec un coût d’assurance de 7 à 8%, ce qui génère une économie nette d’environ 12% pour toutes les absences», souligne Yvan Roux, directeur assurances et solutions RH. De son côté, l’assureur encaisse une prime fixe, verse les indemnités uniquement en cas d’absences et réalise ainsi une marge sur la différence, créant un système gagnant-gagnant pour les deux parties.

Signes avant-coureurs

Mais comment peut-on concrètement réduire l’absentéisme par le management? Pour Franck Czapski, directeur d’Ismat Group, spécialiste lausannois de la gestion des risques liés à la santé au travail, il faut avant tout améliorer le climat de travail en agissant sur plusieurs leviers: la charge de travail (réelle et perçue), la reconnaissance, le soutien social et la participation des collaborateurs aux décisions.

««Un bon management implique des échanges réguliers avec les équipes.»»

Franck Czapski Directeur d’Ismat Group
«Un bon management implique des interactions régulières avec les équipes pour identifier les signes avant-coureurs de difficultés, tels que l’isolement ou des erreurs inhabituelles, explique-t-il. Ouvrir la discussion avec un collaborateur en difficulté, même s’il ne partage pas spontanément ses problèmes, renforce fortement son sentiment de reconnaissance.»

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Un climat de travail dégradé peut rapidement favoriser l’absentéisme: les courtes absences deviennent parfois le terreau de longues périodes d’arrêt. Selon l’expert, les organisations peuvent limiter les absences en optimisant la répartition de la charge de travail, en clarifiant les rôles et responsabilités, ainsi qu’en améliorant la gestion des projets. L’absentéisme représente des pertes financières considérables pour les organisations, estimées entre trois et sept fois le coût direct, à travers l’augmentation des primes d’assurance et des coûts cachés.
A propos des auteurs
William Türler
William Türler
William Türler s’intéresse à tout ce qui façonne le monde des affaires. Après avoir collaboré avec plusieurs médias romands, il écrit aujourd’hui pour PME, où il couvre la tech, l’innovation et les grandes tendances économiques. Il aime raconter les histoires derrière les projets et les idées.

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