Sa vie professionnelle se résume à un patchwork. Patricia Wyss l’assume: elle aime multiplier les casquettes et en changer au gré des opportunités. A 54 ans, cette mère de famille a d’abord eu un long passé dans l’horlogerie de luxe en tant que responsable logistique. Alors, quand elle a décidé de lancer Rock My Style, sa boutique en ligne de vêtements, Patricia Wyss n’a eu aucun problème à négocier avec les fournisseurs et gérer les stocks. Désormais reconvertie en professeure de Pilates et de fitness, la Lausannoise assume aussi le statut d’entrepreneure de prêt-à-porter. Une aventure qu’elle partage avec son associée Jessica Ducarroz.

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A 42 ans, cette ex-employée des ventes chez feue Swissair a poursuivi sa carrière à l’UEFA où elle gère plusieurs événements de grande importance. S’ensuivent sept années d’expatriation en famille entre Londres et Lisbonne. En 2015, Jessica Ducarroz est de retour du Portugal. Les deux femmes partagent le même goût pour le sport, la décoration, la confection et la mode. Nous sommes en mai 2016. Ce qui n’était qu’un hobby va se muer en SàRL. «L’une de mes conditions était de garder mon activité salariée à 40%. Je ne voulais pas me sentir dépendante financièrement de mon mari», confie Patricia Wyss.

Rock My Style voit le jour six mois plus tard. C’est à ce moment-là que Patricia informe son employeur. La nouvelle passe très bien. Désormais, les deux associées gèrent un agenda bien chargé: «On bloque du temps dans la semaine pour faire le choix des vêtements et lancer les nouveautés. Nous nous sommes aussi partagé les stocks, ainsi que les contacts avec les fournisseurs. Le but étant que chacune puisse gérer la boutique si l’autre est indisponible.» L’essentiel de leur temps se consacre au marketing de Rock My Style et à l’alimentation du site. Si l’activité rencontre du succès, elle ne pousse pas encore Patricia à quitter son emploi. L’objectif étant de grandir pour salarier deux ou trois personnes. Quant à Jessica, elle est toujours dans l’attente de savoir si une nouvelle expatriation professionnelle interviendra: «C’est l’avantage d’un site e-commerce, que je pourrais également gérer depuis l’étranger.»