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La motivation des employés, un sujet d'étude particulièrement intéressant en temps de crise.  © iStockphoto

Un sondage pour mesurer l’impact du coronavirus au travail

Les portes ouvertes de la formation continue de l’Université de Genève sont maintenues aujourd'hui, sous forme virtuelle. L’occasion pour le professeur Raphaël H.Cohen de lancer un sondage sur la façon dont les employés romands se sentaient investis dans leur travail avant la crise sanitaire, et maintenant qu’ils la vivent.

A l’origine, ce devait être un sondage sur la motivation des employés romands, et la façon dont leur chef y contribuait. Mais le coronavirus est arrivé, et avec lui ce constat: le monde du travail ne sera jamais plus comme avant. Un constat loin de décourager Raphaël H. Cohen, directeur académique de la spécialisation leadership entrepreneurial du eMBA de l’Université de Genève et blogueur chez PME Magazine. Il avait prévu de lancer son sondage aujourd'hui, à l’occasion des portes ouvertes de la formation continue de l’Université de Genève, lors de laquelle il va intervenir sur la manière de se préparer à l’après-pandémie.

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Ce nouveau contexte l’a encouragé à revoir ses questions. «A quel point votre supérieur-e vous donne-t-il-elle envie de donner le meilleur de vous-même au travail?»; «A quel point recommanderiez-vous à un-e ami-e de venir travailler dans l’équipe dirigée par votre supérieur-e?», questionne le sondage, mais en demandant de répondre sur deux temporalités: avant la crise sanitaire, et pendant. PME Magazine et Le Temps, qui publieront les résultats du sondage, encouragent, via leur site, les employés romands et les cadres – aussi amenés à évaluer l’engagement qu’ils pensent susciter – à y répondre.

La motivation des collaborateurs est un sujet auquel tient beaucoup Raphaël H. Cohen et qui sera, selon lui, particulièrement intéressant à observer pendant cette crise. «Gérer une équipe en pleine tempête requiert d’autres talents qu’en période calme, souligne-t-il. Et avoir des collaborateurs engagés, c’est le meilleur moyen de faire correspondre leur bien-être avec l’intérêt des dirigeants, puisque les collaborateurs travaillent mieux quand ils se sentent investis dans leur travail.»

«Explorer le changement»

Les portes ouvertes de la formation continue de l’université auront donc bien lieu aujourd'hui en direct – contrairement à nombre d’événements annulés ou seulement enregistrés – mais de façon virtuelle. Deux cents personnes sont déjà inscrites à ce que Brigitte Perrin, responsable de la communication pour la formation continue de l’Unige, appelle «une expérience», dans laquelle 70 collaborateurs de l’université sont impliqués. «Les visiteurs arriveront sur une page web qui représente le hall d’entrée de l’université. Nous avons tenté de recréer un peu l’environnement dans lequel devait se tenir cette journée. Les gens pourront visiter des stands et assister à des conférences.» L’événement s’est recentré sur la question de l’impact du confinement sur le quotidien des professionnels, avec pour point culminant une conférence sur la thématique «Explorer le changement».

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Le questionnaire pensé par Raphäel H. Cohen explore bien ces changements dus à l’épidémie. «Il s’agit d’un sondage d’opinion et non à base scientifique, prévient Brigitte Perrin. Mais énormément de recherches seront produites sur les conséquences du coronavirus dans tous les secteurs. Initier un sondage de ce type pendant la crise va certainement donner du matériel qui intéressera un chercheur à approfondir ces questions.» Pour Raphaël H. Cohen, si les résultats montrent que les cadres romands ne parviennent pas à susciter assez de motivation de la part de leurs collaborateurs, le défi sera de trouver des solutions pour «améliorer la situation, et de voir dans quelle mesure la formation continue peut y contribuer».

>> Le lien pour répondre au sondage

>> Les e-Portes ouvertes de la formation continue de l’Université de Genève