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Légende photo: Véritable institution , le groupe Publicitas n’est plus rien. En cause, notamment un management défaillant. © Keystone

Voici les raisons internes de la chute de Publicitas

La reprise du groupe en 2016 par deux dirigeants domiciliés à l’étranger a précipité la chute. Des Feuilles d’avis officielles sont aussi touchées par le naufrage.

La chute et la faillite de Publicitas a secoué le monde des médias suisses. Patrick Zanello, consultant en médias et publicité, nous donne quelques pistes de compréhension: «La chute de Publicitas est la conséquence de plusieurs facteurs internes: un management défaillant et dépassé par les changements du marché, un virage digital manqué, la perte de confiance des premiers clients (les éditeurs) et l’absence d’actifs, la société ayant vendu au cours des dernières années ses actifs pour générer du cash.»

Selon nos informations, les deux repreneurs Jörg Nürnberg (domicilié à Londres) et Carsten Brinkmeier (Bratislava) sont particulièrement visés. Ils auraient acheté Publicitas en 2016 pour «presque rien», puis auraient touché près de 150 000 francs par mois chacun alors que le groupe s’effondrait. Nous apprenons aussi que les Feuilles d’avis officielles vaudoises et fribourgeoises, comme d’autres journaux, auraient beaucoup perdu dans l’affaire, qui devient pénale avec des plaintes des grands éditeurs contre Publicitas notamment. 

A noter que la société Newbase (pôle digital de Publicitas) a aussi été fermée alors que la société Adbase, à Genève, est encore active, comme nous l’a confirmé son responsable. Publicitas, Adbase et Newbase ont les mêmes actionnaires étrangers et des participations croisées.