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Selon Christopher Dembik, il faut continuer à investir dans la production en Suisse (ici, la manufacture Rolex à Chêne-Bourg) © Jean-Daniel Meyer

En 2020, le péril guette (temporairement) les manufactures suisses

Selon l’analyste de Saxo Bank, Christopher Dembik, les perspectives de l’activité manufacturière ne sont pas réjouissantes. Mais les PME doivent patienter et continuer à investir dans la production, selon lui.

Christopher Dembik est un des analystes les plus écoutés en France, il a notamment été membre de l’équipe économique de Macron lors de la campagne présidentielle de 2017. Responsable de l’analyse macroéconomique chez Saxo Bank depuis trois ans, il est un des auteurs des Outrageous Predictions que publie chaque fin d’année la banque.
De passage mi-novembre à Genève, il a présenté des perspectives quelque peu inquiétantes pour le secteur de la manufacture suisse (comme l’horlogerie, la métallurgie ou les industries) en prévoyant une forte chute de leurs exportations en 2020. De la provocation en terres helvétiques?

«Non, ce sont ce que désignent nos perspectives à court terme. Les indices avancés montrent que les manufactures suisses craignent fortement les difficultés commerciales de l’Allemagne, davantage encore que la péjoration des échanges entre la Chine et les USA. Mais cette tendance est valable pour presque tous les pays d’Europe.»


Pourtant, les deux derniers mois de l’année 2019 semblent augurer d’un rebond des ventes pour les manufactures! «Nous constatons cela aussi et nous l’expliquons par la volonté des pays de «faire du stock» avant la mise en œuvre totale des droits commerciaux américains», ajoute l’analyste. Son conseil aux PME suisses: «Elles doivent continuer à investir dans la productivité, elles seront en avance lors du retour de la croissance.» En 2021, déjà?