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 Le film «Le temps d’Anna» a été réalisé en 2016 à Neuchâtel. Un des nombreux projets romands aidés par Cinéforom. © Philippe Christin/ RTS

L’audiovisuel romand coûte. Et rapporte gros

Selon une étude d’EY, les projets audiovisuels ont occasionné 122 millionsde francs de dépenses en cinq ans pour la région romande.

On n’est jamais mieux servi que par soi-même, surtout lorsqu’il s’agit de mettre en exergue ses propres vertus! Créée en 2011 par les six cantons romands et les villes de Genève et Lausanne, la Fondation romande pour le cinéma (Cinéforom), qui soutient la création audiovisuelle indépendante grâce aux financements des collectivités publiques et de la Loterie Romande (pour 10 millions de francs par an) a commandé une étude au cabinet EY.


Le sujet du rapport économique est le suivant: «Cinéma et audiovisuel romand: quelle contribution pour l’économie régionale?» Les conclusions chiffrées sont intéressantes. Ce sont plus de 122 millions de francs de dépenses directes et indirectes qui ont été effectuées par le secteur entre 2013 et 2017. Majoritairement en salaires et charges sociales, mais également auprès de prestataires de services locaux ainsi qu’en frais d’hôtellerie et de transport.
Gérard Ruey, secrétaire général de Cinéforom, considère que ces chiffres devaient être révélés. «Les soutiens politiques sont de plus en plus demandeurs d’informations. L’audiovisuel est sous perfusion et nous voulons montrer que les potentiels sont là, nous visons notamment les projets étrangers pour importer la post-production ou les tournages.»

Et l’avenir? «Notre secteur reste fragile, nous essayons de consolider ce qui existe et d’augmenter les projets.» Nul doute, Cinéforom a lancé son opération de charme économique.