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La 4ème révolution industrielle entraîne la disparition et la refonte de certains métiers. © DR

Investir dans le capital humain pour une réussite durable

A l’heure où l’innovation technologique modifie la nature du travail et les relations au sein de l’entreprise, quelles pratiques de management pour faire face à ces défis? Cette question sera au cœur du premier Congrès romand Management Santé et Entreprises.

Le monde du travail change au rythme soutenu des innovations technologiques successives qui voient l’émergence de l’automatisation, de la robotisation, de l’intelligence artificielle ou de la numérisation. Cette 4ème révolution industrielle entraîne la disparition et la refonte de certains métiers. Parallèlement, d’autres voient le jour avec des nouveaux modes de collaboration (télétravail, slashing, ubérisation). Ces changements impactent fortement le monde du travail et c’est pourquoi, il est urgent aujourd’hui de mettre en place des mesures structurelles adaptées, notamment en termes de gestion de la santé et du stress en entreprise. 

D’autant plus que 88% des entreprises suisses sont en route vers une transformation digitale mais seulement une sur deux implique les collaborateurs dans ce processus de changement.

Ce congrès, dont le thème est «Transformation du travail: investir dans le capital humain pour une réussite durable», vise précisément à explorer des pistes concrètes pour appréhender ces nouvelles formes de travail sous l’angle de la santé en entreprise. Co-organisé par Unisanté et Promotion Santé Suisse avec la CVCI et la SUVA comme partenaires, il rassemblera le monde de l’entreprise et celui de la santé.

Le coût du stress 

«Nous visons trois objectifs principaux lors de ce congrès, explique Catherine Favre Kruit, responsable des relations publiques de Promotion Santé Suisse. D’abord, sensibiliser les managers à l’importance de la gestion de la santé entreprise (GSE). Selon notre étude de 2016 (Monitoring GSE 2016), 67% des entreprises romandes mettent en œuvre des mesures de GSE. Mais elles ne sont que 20% à le faire de façon complète. Sur ce point, il est utile de rappeler que le stress au travail touche directement un quart de la population active en Suisse et génère 6,5 milliards de francs de coûts par an (Job Stress Index). D’autre part, nous voulons mettre en avant les bonnes pratiques instaurées dans certaines entreprises car nous sommes persuadés que l’exemple concret reste le meilleur moyen de convaincre. Et enfin, nous avons à cœur de permettre aux participants du monde économique et de la santé en entreprise de se rencontrer, créer des liens et renforcer leurs réseaux.»

Pour Vincent Dorribo, médecin associé, responsable de l’Unité Médecine du travail en entreprise chez Unisanté, les problématiques de santé en entreprise méritent une prise en compte beaucoup plus systématique. «Les facteurs de stress se multiplient aujourd’hui. Pensez, par exemple, aux outils de communication qui effacent les frontières entre vie privée et vie professionnelle, ou encore à ces salariés, toujours plus nombreux à se demander quand leur poste sera remplacé par une machine ou un robot! Il ne s’agit pas ici de critiquer l’innovation mais simplement d’agir sur la culture d’entreprise pour une meilleure prise en compte de l’humain dans ces évolutions. Au final, tout le monde sera gagnant et principalement les entreprises.»

Le congrès, qui se déroulera le 12 mars prochain à l’hôtel Aquatis, à Lausanne, s’adresse principalement aux cadres et membres de direction, aux responsables RH, aux juristes, aux spécialistes de la santé et de la sécurité au travail ainsi qu’aux responsables EHX ou gestion de la santé en entreprise.

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