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Les promoteurs doivent s’attendre à des réductions de prix ces douze prochains mois. © Keystone

Selon UBS, l’immobilier devrait souffrir de la crise

Si le marché de l’immobilier connaît un essor historique depuis une vingtaine d’années, la pandémie et la crise économique qui se dessine vont certainement mettre fin à cette période faste, prévoient les analystes de la banque.

Jusqu’ici, le principal risque identifié pour menacer le ciel bleu que connaît le marché immobilier helvétique depuis deux décennies se matérialisait uniquement par une hausse hypothétique des taux d’intérêt. Mais la pandémie qui a mis l’économie mondiale à terre va contaminer le marché immobilier et mettre un terme à cette période faste. Telle est la conclusion d’une étude menée par plusieurs spécialistes chez UBS. Pour eux, il faut s’attendre à la fois à une baisse des revenus et à une forte augmentation du chômage.

L’économie suisse peut s’attendre à une baisse de 3% du PIB (une prévision revue à la baisse le 27 avril, la chute s'établissant désormais à -4,6% en 2020 selon la banque). «A l’heure actuelle, nous n’espérons pas de reprise économique avant le deuxième semestre, au plus tôt. Dans ce cas, le marché immobilier pourrait s’en tirer avec un simple œil au beurre noir, estime Katharina Hofer, économiste chez UBS. Le choc sera toutefois plus fort sur les surfaces de vente du commerce de détail et sur les hôtels. Les prix parfois surfaits de certains bureaux ou de résidences de luxe pourraient également souffrir.»

Pour l’immobilier résidentiel, les turbulences sur les marchés financiers et l’économie vont peser sur les avoirs et revenus des ménages. Dans ces conditions, l’achat d’un logement pourrait être retardé tant que l’incertitude économique se prolongera. En outre, les hypothèques de longue durée vont renchérir, en raison des coûts du capital plus élevés. «Ces prochains temps, le marché restera au point mort. La demande de logements en propriété va s’affaisser. Les promoteurs doivent s’attendre à des réductions de prix ces douze prochains mois qui pourraient atteindre les -5% en moyenne», prévoit la spécialiste. Par contre, dans les centres urbains en surchauffe et sur le segment des résidences de luxe, les prix pourraient reculer jusqu’à -15%, en raison de la faible liquidité du marché.

A noter toutefois que lorsque la reprise économique se confirmera, l’immobilier résidentiel devrait repartir très vite.

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