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Be.care commercialise un outil qui collecte des informations physiologiques à l’aide d’un cardiofréquencemètre. © E.Budnikova

Be.care convainc les milieux sportifs

Développé cette année par la start-up vaudoise, InCorpus, un outil de gestion des performances sportives, a déjà été choisi par de nombreuses fédérations, des équipes de sportifs d’élite ou encore le CHUV.

Il n’aura fallu que quelques mois, en pleine crise sanitaire qui plus est, pour que l’outil de gestion de la performance sportive InCorpus fasse l’unanimité auprès des milieux concernés. Dix-huit partenariats stratégiques ont en effet été signés par la start-up de Renens Be. care, qui a lancé ce projet ce printemps.

Le timing fut difficile avec l’arrêt de la majorité des compétitions, mais l’équipe de la start-up (une quinzaine de personnes) a su réagir, comme nous l’explique la cofondatrice Laurence Besse. «Nous avons dû nous réinventer rapidement. Nous sommes aujourd’hui au début de la phase de commercialisation du produit, qui est pour l’instant réservé aux sportifs d’élite mais qui devrait s’étendre ensuite au grand public.» Il faut dire que la solution ne manque pas d’atouts avec sa proposition de monitoring de la performance sportive et de suivi personnalisé.

Spin-off de l’EPFL

La technologie digitale InCorpus permet en effet, à travers la mesure de la variabilité de la fréquence cardiaque, de prévenir les blessures des sportifs de haut niveau et à leurs préparateurs physiques d’accéder à une mesure objective immédiate de l’état physiologique des athlètes testés.

Nous visons pour l’avenir les grandes équipes de football, de rugby et de basket.

Un coach est mis à disposition pour ce faire par la start-up vaudoise afin d’analyser les résultats et de proposer des solutions. Des grands noms ont déjà adhéré à ce système, dont le CHUV (et plus précisément le Centre de médecine du sport), MotionLab ainsi que les fédérations françaises de cyclisme, de canoë-­kayak, de voile et d’aviron.

Be. care est une entreprise (inscrite en société anonyme) spin-off de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne et de l’Université de Lausanne, elle peut compter sur une équipe de scientifiques de pointe en physiologie du sport comme en traitement des signaux et en informatique. La start-up est financée uniquement par le biais de private equity, précise Laurence Besse. «Nous commençons à générer du chiffre d’affaires, nous visons pour l’avenir les grandes équipes de football, de rugby ou de basket.»

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