Des laboratoires au marché! L’aventure de Nu Glass est emblématique de ces recherches menées dans les arrière-boutiques de l’EPFL avant de s’imposer comme une solution révolutionnaire dans l’habitat ou le transport. C’est justement dans ce dernier secteur que le spin-off de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne s’est imposé en développant une technologie inédite dans le vitrage des trains afin d’assurer la performance thermique des wagons tout en favorisant la connectivité des usagers.

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La problématique est toute simple. Afin d’améliorer l’efficience énergétique de leurs wagons et leurs efforts pour les refroidir ou les réchauffer, les compagnies ferroviaires ont opté pour un double vitrage agrémenté d’une fiche couche métallique. Sauf que cette technologie se montre aussi très efficace pour retenir les ondes téléphoniques. Impensable à l’ère de la connectivité. Depuis 2014, Luc Burnier, fondateur et directeur de Nu Glass, a donc développé un dispositif qui vient graver des microsillons dans cette couche métallique. La performance thermique du train est assurée tout en permettant aux ondes de circuler: «La demande arrive maintenant, explique Luc Burnier. Car les CFF, comme d’autres compagnies ferroviaires, vont devoir passer de la 4G à la 5G.»

Tous les nouveaux wagons assurent la performance thermique et la connectivité. Reste le vitrage existant: «Ces fenêtres ont une durée de vie de vingt ans. Ce serait une aberration de les jeter.» Nu Glass intervient donc sur site, sans devoir changer la fenêtre. La start-up de quatre personnes est en discussion avec la Deutsche Bahn, les CFF et d’autres acteurs du domaine. Les premiers contrats pourraient représenter plusieurs milliers de vitrages.