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Une simplicité des formes qui n'est qu'apparente. © DR

Barcelona

En 1929, Ludwig Mies van der Rohe crée ce siège pour aménager le pavillon allemand de l’Exposition internationale de Barcelone.

Sa devise: «Less is more»

Tout l’œuvre de Mies van der Rohe prône le dépouillement et le minimalisme. Mais cette simplicité des formes et des concepts n’est qu’apparente, tant l’architecte porte un soin maniaque aux détails, aux matériaux et à la fluidité des espaces.

Son créateur: du  Bauhaus aux Etats-Unis

Ludwig Mies van der Rohe © DR

Architecte et designer allemand, Ludwig Mies van der Rohe dirige dès 1930 le Bauhaus, fondé en 1919 par Walter Gropius. En conflit avec le gouvernement nazi qui fait fermer l’école en 1933, il s’exile aux Etats-Unis, où il va mener l’essentiel de sa carrière.

Son inspiration: un  symbole du pouvoir

Inspirée par la Rome antique © Getty Images

Les pieds incurvés en forme de X du fauteuil rappellent ceux des sièges curules sur lesquels les hauts dignitaires de la Rome antique gouvernaient l’Empire. Destiné à la famille royale espagnole, ce symbole du pouvoir stylisé par Mies van der Rohe il y a 90 ans appartient à ce design qui se joue des modes et du temps.

Sa cote: un  classique toujours édité

La Barcelona est toujours produite par le fabricant américain Knoll. A l’état neuf, comptez environ 3500 dollars pour sa version classique, en cuir noir, blanc ou brun. Sur le marché du vintage, une pièce d’époque peut atteindre jusqu’à 25 000 francs.

 

L’histoire: une  naissance espagnole

Exposition internationale de Barcelone © Alamy Stock Photo

En 1928, le gouvernement allemand commande à l’architecte la réalisation de son pavillon pour l’Exposition internationale de Barcelone de 1929. Outre l’édicule, Mies van der Rohe dessine également ce fauteuil, dont le but est aussi de servir de trône au roi et à la reine d’Espagne.

Son chef-d’œuvre: l’art de la tour de verre

Seagram Building © Alamy Stock Photo

Expatrié à Chicago en 1938, Mies van der Rohe va appliquer ses théories architecturales à travers tout le pays. L’architecte prône une esthétique minimale. L’utilisation du verre et de l’acier libère le plan et donne à ses bâtiments une impression de légèreté. En 1958, il construit le Seagram Building à New York, dont la «façade-rideau» va poser les bases des gratte-ciel modernes.