«Je n’ai pas ressenti ça comme un virage à 180 degrés. Mes amis du BNI Riviera, dont je suis l’un des membres fondateurs, s’amusent de cette capacité que j’ai à passer du complet-cravate au tablier, ou du bureau à la cuisine. J’aime trouver des solutions, que ce soit dans le recrutement pour un client ou pour faire tenir debout une pièce montée de plus de 1 mètre de haut qui représente la galaxie. Le point de départ est toujours le même: comprendre ce dont les gens ont envie pour apporter une solution.

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C’est justement ce côté humain qui m’a manqué après sept ans chez Samsic, une agence de placement française de plus de 100 000 collaborateurs. Membre de la direction en Suisse, j’avais un management très horizontal. La direction en France a changé, j’ai joué les coussins un certain temps, jusqu’à ce qu’on se sépare en juin 2020. Dès lors, OliCakes a été presque une évidence.

Tout est parti de pièces montées sur mesure que je faisais pour des amis. Un jour, un entrepreneur m’a demandé un cake design. Le bouche à oreille a fait le reste. J’ai réalisé des projets fous: des chevaux en 3D, Charlie Chaplin, le skyline de New York. Ma femme ne savait jamais comment j’allais réussir. Moi non plus, mais j’y arrivais toujours. J’ai été formé à l’Ecole hôtelière, en management, j’y ai appris les bases de la cuisine. Mais je suis avant tout un autodidacte. A 18 ans, j’ai fait mes premiers concours de pâtisserie en France, où j’ai grandi. Mon temps libre, je le passais à confectionner des figurines en nougatine ou en sucre.

En cherchant des produits sains pour mes pièces montées, j’ai décidé de développer en parallèle une gamme de crackers, de barres de céréales et de granolas. L’intérêt a commencé par la Pharmacieplus du Flon, qui les a mis dans ses rayons. Aujourd’hui, on les trouve dans une quinzaine de points de vente entre Lausanne et Montreux. Ce dont je suis le plus fier, c’est que les établissements scolaires souhaitent désormais les proposer aux jeunes.

Le bien manger est au cœur de mes préoccupations. Je travaille avec une dizaine de producteurs locaux. Les œufs sont élevés en plein air près de chez moi à Forel (Lavaux). Mes farines d’épeautre et autres graines, je les choisis au moulin Chevalier et à celui d’Yverdon. Dès cet été, l’huile de colza proviendra de la ferme des Massard à Forel.

Mon autre casquette, celle du recrutement, m’a toutefois rattrapé récemment. L’agence de placement française Solano Emploi m’a contacté pour me proposer de reprendre la direction suisse. J’aime les défis et j’ai accepté. J’ai renoncé par contre au cake design, mais poursuis l’aventure avec les crackers, en plus de développer le marché suisse pour Solano. Ces deux activités me passionnent.»