Depuis plusieurs années, la CSS investit dans la digitalisation pour offrir de nombreux avantages aux assurés: diagnostics plus précis et rapides, remboursements accélérés, baisse des coûts. L’idée étant de compléter la médecine traditionnelle avec des services digitaux à forte plus-value tout en faisant progresser le système de santé.

Services dédiés à la santé

Les assurés CSS sont déjà bien équipés. Ils peuvent soumettre leurs symptômes au conseiller digital myGuide et immédiatement savoir si une visite chez le médecin s’impose ou si un remède 
«maison» suffit. Grâce aux applications Active365 et Enjoy365, ils accèdent à des programmes de nutrition, de relaxation, d’exercices, etc. Autant de nouveaux services qui permettent à chacun de préserver sa santé, de prendre sa guérison en main, de mieux vivre avec sa maladie. Et qui connaissent un succès croissant depuis la pandémie.

Soutiens aux start-up

Dès 2015, la création du CSS Health-Lab permet une collaboration avec l’EPFZ et l’Université de Saint-Gall. Des doctorants sont encouragés à appliquer les technologies digitales au domaine de la santé. En 2020, la CSS est le premier assureur maladie à investir dans des start-up existantes par le biais du SwissHealth Ventures. L’assureur met ainsi à disposition sa parfaite connaissance du système de santé suisse et 50 millions de francs provenant de son activité d’assurance maladie complémentaire. Enfin, la CSS s’apprête à conclure un partenariat avec l’Innovation Park de l’EPFL. Là, il s’agit d’aider des start-up naissantes à adapter leur projet aux besoins des clients. «Nous serons ainsi présents aux trois étapes clés de la naissance des prochains services de la ’digital health’» se réjouit Philomena Colatrella, CEO de la CSS.

Philomena Colatrella

" Le digital permet de combiner intelligemment les services de santé en ligne et en présentiel pour le bénéfice de tous", explique Philomena Colatrella, CEO de la CSS.

© DR

Faire naître les soins du futur

C’est ainsi qu’est née Resmonics, une app qui transforme le smartphone en garde-malade nocturne. Les attaques d’asthme potentiellement dangereuses sont identifiées et analysées avec une rapidité inédite. Des projets existants ont pu être soutenus dans leur essor, comme Pregnolia, qui permet la détection d’accouchements prématurés. Ou comme OnlineDoctor, qui permet au dermatologue d’établir un diagnostic à partir d’une simple photo. Résultat: plus besoin d’attendre le rendez-vous ni de se déplacer, prix de la consultation divisé par deux, spécialiste plus disponible pour les cas complexes au cabinet. «Le digital permet de combiner intelligemment les services de santé en ligne et en présentiel pour le bénéfice de tous», résume Philomena Colatrella.

Cette vision a amené la CSS à cofonder la plateforme digitale WELL avec Zur Rose, Allianz Care et Visana. Radicalement différente des sites internet existants, cette plateforme permettra un parcours de santé complet, intégré, professionnel et facile. L’assuré décrit son problème dans le «symptom-checker» digital et reçoit un conseil immédiat: tutoriel, thérapie en ligne, traitement de phytothérapie, rendez-vous chez un médecin ou à l’hôpital. Il pourra aussi commander ses médicaments en ligne, accéder à l’agenda électronique du médecin… A découvrir dès cet automne.

Economies grâce au digital

Enfin, la digitalisation a aussi un impact très positif sur les primes des assurés. Les coûts de gestion de la CSS sont parmi les plus bas grâce au contrôle automatisé de huit factures sur dix. Ce qui laisse aussi plus de temps aux vérificateurs pour les factures complexes: ainsi, ils ont débusqué 649 millions de francs de coûts injustifiés en 2020.

Martin Bernard
Martin Bernard