"Les prestations de transport du trafic voyageurs (en voyageurs-kilomètres) n’augmenteront que de 11% d’ici 2050 par rapport à l’année de référence 2017, contre 21% de plus pour la population dans ce même intervalle", a détaillé le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) dans un communiqué accompagnant les Perspectives.

Ces prévisions découlent du scénario Base. Ce dernier postule que la planification des transports et l’aménagement du territoire est dûment mise en oeuvre selon l’orientation décidée par le Conseil fédéral dans le document "Mobilité et territoire 2050". Cependant, les décisions du monde politique n'ont qu'une influence secondaire sur l'évolution des transports, constate le DETEC. Les tendances économiques et sociétales comptent davantage.

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Moins de pendulaires

Dans ce scénario, la tendance au télétravail se confirme. Les déplacements entre le lieu de travail et le domicile diminuent de 13%. Le développement territorial influence lui aussi le volume des transports: les régions fortement peuplées disposent d’infrastructures de loisirs et d’achats à proximité.

Au final, en trente ans, la part des transports publics passe de 21 à 24%, celle du vélo passe de 2,1% à 3,8% tandis que les distances parcourues en voiture diminuent de 73% à 68%. Parmi celles-ci, un tiers seront effectuées à bord d'une voiture automatisée. Près de 4% de la population continue à se rendre à pied sur son lieu de travail.

Petits véhicules de livraison

Dans le domaine du transport de marchandises, une forte croissance, de 31%, est attendue. Mais cette hausse reste inférieure à celle de la progression économique prévue, soit une hausse de 57% du PIB.

L’augmentation du commerce en ligne va entraîner celle du trafic des véhicules légers de livraison (+53%). Globalement, la part du transport par la route va diminuer de 63% à 61%. Celle du rail va monter de 37% à 39%.

Les Perspectives d’évolution du transport 2050 servent de nouvelle base pour la planification des transports et l’aménagement du territoire au niveau fédéral. Elles ont été établies par l’Office fédéral du développement territorial (ARE), en collaboration avec les offices fédéraux des transports (OFT), des routes (OFROU), de l’énergie (OFEN) et de l’environnement (OFEV).

Trois autres scénarios

En plus du principal scénario, trois autres ont été établis. Le scénario "Statu quo se comprend comme un prolongement de ce qui s’observe actuellement. Il repose sur un cadre réglementaire quasiment inchangé. Deux autres, nommés "Société individualisée" et "Société durable" reposent sur l’hypothèse d’une forte empreinte des innovations technologiques sur le transport.

Ce bond technologique serait toutefois utilisé à des fins différentes selon chacun des scénarios. Pour le confort individuel dans le premier scénario, ou pour la durabilité et la préservation des ressources dans le second.

"Les prestations de transport du trafic voyageurs (en voyageurs-kilomètres) n’augmenteront que de 11% d’ici 2050 par rapport à l’année de référence 2017, contre 21% de plus pour la population dans ce même intervalle", a détaillé le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) dans un communiqué accompagnant les Perspectives.

Ces prévisions découlent du scénario Base. Ce dernier postule que la planification des transports et l’aménagement du territoire est dûment mise en oeuvre selon l’orientation décidée par le Conseil fédéral dans le document "Mobilité et territoire 2050". Cependant, les décisions du monde politique n'ont qu'une influence secondaire sur l'évolution des transports, constate le DETEC. Les tendances économiques et sociétales comptent davantage.

Moins de pendulaires

Dans ce scénario, la tendance au télétravail se confirme. Les déplacements entre le lieu de travail et le domicile diminuent de 13%. Le développement territorial influence lui aussi le volume des transports: les régions fortement peuplées disposent d’infrastructures de loisirs et d’achats à proximité.

Au final, en trente ans, la part des transports publics passe de 21 à 24%, celle du vélo passe de 2,1% à 3,8% tandis que les distances parcourues en voiture diminuent de 73% à 68%. Parmi celles-ci, un tiers seront effectuées à bord d'une voiture automatisée. Près de 4% de la population continue à se rendre à pied sur son lieu de travail.

"Chiffres irréalistes"

Dans le domaine du transport de marchandises, une forte croissance, de 31%, est attendue. Mais cette hausse reste inférieure à celle de la progression économique prévue, soit une hausse de 57% du PIB.

L’augmentation du commerce en ligne va entraîner celle du trafic des véhicules légers de livraison (+53%). Globalement, la part du transport par la route va diminuer de 63% à 61%. Celle du rail va monter de 37% à 39%.

"Les chiffres présentés semblent aussi incompréhensibles qu'irréalistes", critique le TCS dans un communiqué. L'association s'étonne qu'en 2016, lors de la présentation des Perspectives 2040, l'augmentation du trafic ferroviaire et du transport individuel motorisé atteignait respectivement 55% et 18%. Dans le document présenté mardi, elle n'est plus pour l'ensemble du transport de personnes que de 11%, dont 3% pour le transport individuel motorisé.

A titre de comparaison, son président Peter Goetschi rappelle que la croissance moyenne du transport individuel motorisé s'est élevée à 2% chaque année entre 2009 et 2019. Le TCS fustige ces nouveaux calculs basés "sur des hypothèses à caractère idéologique" et demande des corrections.

Trois autres scénarios

Les Perspectives d’évolution du transport 2050 servent de nouvelle base pour la planification des transports et l’aménagement du territoire au niveau fédéral. Elles ont été établies par l’Office fédéral du développement territorial (ARE), en collaboration avec les offices fédéraux des transports (OFT), des routes (OFROU), de l’énergie (OFEN) et de l’environnement (OFEV).

En plus du principal scénario, trois autres ont été établis. Le scénario "Statu quo se comprend comme un prolongement de ce qui s’observe actuellement. Il repose sur un cadre réglementaire quasiment inchangé. Deux autres, nommés "Société individualisée" et "Société durable" reposent sur l’hypothèse d’une forte empreinte des innovations technologiques sur le transport.

Ce bond technologique serait toutefois utilisé à des fins différentes selon chacun des scénarios. Pour le confort individuel dans le premier scénario, ou pour la durabilité et la préservation des ressources dans le second.