Pour le socialiste bernois, les méthodes de piégeage employées à l'étranger et l'élevage d'animaux en cage occasionnent de terribles souffrances aux animaux. Ces pratiques ne répondent pas aux valeurs fondamentales de la population suisse. Pourtant, de grandes quantités de fourrures continuent d'être importées en Suisse.

La législation modifiée en 2013 ne crée pas la transparence requise. L'interdiction d'importer des produits de pelleterie issus d'animaux maltraités s'impose, car cette solution constitue la seule façon de ne plus encourager les méthodes cruelles appliquées à l'étranger.

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Le conseiller fédéral Alain Berset est opposé à une mesure aussi drastique. Il mise d'abord sur les contrôles en Suisse, mais ne veut d'une prohibition. "Nous essayons d'améliorer la situation", a-dit le Fribourgeois. "Cette discussion n'est de toute façon pas terminée."

L'ordonnance sur la déclaration des fourrures a été actualisée l'an dernier. Elle oblige à fournir des informations plus claires sur les fourrures, notamment sur le fait de savoir si elle est naturelle ou synthétique et sur l'origine de la fourrure.

La Confédération a aussi intensifié les contrôles dans les points de vente et ouvert des procédures pénales pour déclaration insuffisante ou manquante. La motion pose enfin quelques problèmes: elle serait difficile à mettre en oeuvre faute d'une définition internationale de la maltraitance animale. Et elle nécessiterait des contrôles extrêmement coûteux.