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La délégation suisse rayonne au DLD Festival de Tel Aviv

La délégation suisse rayonne au DLD Festival de Tel Aviv

Une délégation suisse de 80 personnes – startupers, promotions économiques, représentants des universités et politiques –, emmenée par la fondation Nomads, s’est approchée de l’écosystème israélien début septembre. Deuxième plus grosse délégation du DLD Festival, foire de l’innovation et de la technologie de Tel Aviv, la Suisse a souhaité faire rayonner ses compétences. Le mot d’ordre: Israël est peut-être la «start-up nation», avec 5500 start-up et un exit d’une partie de celles-ci à 10 milliards de dollars en 2016 (+12%), mais la Suisse n’a pas à rougir.

Passé ce constat, des liens se sont intensifiés, y compris à l’échelon étatique, puisque le conseiller fédéral Ueli Maurer est venu signer un accord financier entre les deux pays cette même semaine du DLD. Il sera suivi de Johann Schneider-Ammann fin octobre et du directeur de la BNS cette année encore.

Côté académique, les poignées de main sont également de mise. L’Université de Genève et Hebrew University de Jérusalem ont finalisé la création d’un fonds de recherche commun dans trois disciplines, extensible à cinq. L’équipe genevoise a, au passage, rappelé que la Suisse était en tête du classement mondial du transfert de technologies, cela depuis cinq ans. Israël n’est pas loin. «La notion de brevet est différente en Suisse et en Israël, note Laurent Miéville, directeur d’Unitec. Nous la voyons sous l’angle juridique, tandis qu’Israël est dans une optique business très claire, avec davantage de rachats et de ventes de brevets, pour faire avancer les projets.»

La vingtaine de start-up invitées par Innovaud, AP Swiss et Nomads s’est ainsi frottée à cet écosystème lors de visites de start-up israéliennes et d’échanges avec des investisseurs. «J’ai profité de rencontrer plusieurs investisseurs israéliens, dont un qui nous avait contactés il y a deux ans déjà, souligne Aurélien Demaurex, cofondateur d’ecoRobotix. En Israël, il y a des fonds spécialisés dans la foodtech, tandis qu’en Suisse aucun n’a cette orientation.» La start-up de solution de désherbage automatisé et solaire multiplie les récompenses et a été invitée à la Silicon Valley fin septembre.