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La criée de Concarneau, dans le Finistère, qui subit actuellement une grande restructuration. © Marcel Mochet/AFP

ProcSea, la criée aux poissons à l’heure digitale

La start-up franco-suisse, qui a lancée en 2016 une plateforme B2B de produits de la mer, lève 7 millions de francs. Une quarantaine d’embauches sont prévues.

Le marché des produits de la mer est décrit comme une industrie complexe, fragmentée, peu digitalisée et dont les prix peuvent sensiblement varier. Un écosystème tentaculaire qui ne fait pas froid aux yeux de ProcSea. La start-up, qui vient de réaliser sa troisième levée de fonds, à hauteur de 7 millions de francs, poursuit tous azimuts sa transformation digitale de la filière mer avec sa plateforme mettant en lien acheteurs et vendeurs.

Tout a commencé en 2016, à Clarens. Renaud Enjalbert, Toulousain d’origine qui a travaillé plusieurs années à Londres dans l’import-export de denrées alimentaires, est établi en Suisse. Il décide de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale avec son ami Florian Dhaisne. «ProcSea a démarré dans notre appartement, explique-t-il. Nos premiers clients étaient des hôtels et des restaurants gastronomiques entre Montreux et Genève désireux de se fournir directement auprès de mareyeurs bretons. De notre côté, nous nous occupons de tout, du ramassage de la commande jusqu’à la livraison, le lendemain, en garantissant la couverture de change.»

Traçabilité des produits

Cette démarche disruptive séduit: ProcSea compte une centaine de vendeurs (pêcheurs, mareyeurs, transformateurs) et plus de 1000 acheteurs (restaurants, poissonneries, grossistes). La start-up basée désormais à Lausanne et à Rennes compte embaucher ces prochains mois une quarantaine d’employés en Suisse, en France et en Angleterre. ProcSea, qui prend une commission sur les transactions, estime entre 10 à 30% la réduction des coûts. «Nous amenons aussi une transparence et une traçabilité, des critères devenus importants dans le domaine de l’alimentation», conclut Renaud Enjalbert.

 

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