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Andreas Wild, le nouveau directeur de Swiss Marketing, a accepté de reprendre le gouvernail en 2019. © DR

Swiss Marketing veut repartir sur des bases saines

Une lame de fond mine depuis des mois l’association, qui a enregistré les démissions de plusieurs sections cantonales romandes. L’organe central souhaite désormais aller de l’avant.

«Oui, des erreurs ont été commises et oui, la distance entre le bureau central à Zurich et la Romandie s’est installée au fil des ans. Maintenant, Swiss Marketing a une vraie volonté de réintégrer la Suisse romande et d’y revaloriser son rôle d’organisation faîtière des métiers du marketing et de la vente.» Le message de Sophie Favez, conseillère consultative au comité central, se veut constructif.

La Vaudoise, membre du club Vaud de Swiss Marketing – le premier à avoir annoncé sa démission en novembre dernier –, ne cache pas que l’association vit une crise, mais déplore le départ de son groupement cantonal. Pour elle, rester une entité nationale est une force et une valeur à défendre. Tout le monde n’est pas de cet avis: Neuchâtel a également démissionné, de même que Fribourg. Genève tranchera le 31 mars. Actuellement, seul Transjura a renouvelé sa confiance en Swiss Marketing, présent massivement en Suisse alémanique.

Pourtant, des mesures pour repartir du bon pied ont été prises par Andreas Wild, le directeur de Swiss Marketing, dès son arrivée en 2019. Mais difficile, en quelques mois, de remettre sur les rails une organisation bancale depuis des années. En effet, mi-2018, une grande partie du comité central avait démissionné, laissant l’association dans les chiffres rouges et sans vision d’avenir.

«Ma tâche prioritaire a été de rééquilibrer la situation, explique Andreas Wild, qui n’ignorait pas le contexte en acceptant de reprendre le gouvernail. Heureusement, nous avons réussi à le faire très rapidement grâce à une série de mesures efficaces. Nous avons notamment réduit nos engagements de sponsoring, annulé la Journée du marketing et trouvé des bureaux moins chers. Ces mesures nous permettent maintenant de relancer une dynamique positive.»

Est-il trop tard?

Le manque de communication et des incompréhensions dans la facturation des cotisations ont été la goutte de trop pour plusieurs clubs cantonaux. Si le climat d’austérité a ramené la faîtière dans les chiffres noirs, cela a sans doute été fait trop tard pour certains. L’année 2020 devait être celle des projets et de la reconstruction à l’échelle nationale. La mise en place d’une communication régulière, en trois langues, envoyée directement aux membres et non plus aux présidents régionaux devait permettre de regagner la confiance des membres.

Que va-t-il advenir des membres de Swiss Marketing des clubs dissidents? Plusieurs options se présentent à eux. «Les membres de ces clubs devront décider, au plus tard jusqu’à la fin de 2020, s’ils souhaitent adhérer à un club local ne faisant pas partie de Swiss Marketing ou s’ils continuent de bénéficier des avantages d’une association à vocation nationale», clarifie Andreas Wild.

Les inconnues sont multiples à ce stade. Qu’est-ce que la faîtière a à offrir aux membres qui lui resteront fidèles? «Les démissions de certains clubs sont une opportunité de construire de nouvelles représentations locales qui partageront notre vision et nos valeurs, positive-t-il. Swiss Marketing est bien plus qu’un club d’affaires régional. Nous nous engageons dans la formation et travaillons activement à des mesures de renforcement des examens professionnels et de la formation en général. Nos membres pourront bénéficier de cette dynamique. Ceux qui croient en notre mission et souhaitent s’impliquer peuvent jouer un rôle actif dans le groupe de travail en création en Suisse romande, dirigé par Sophie Favez.»

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