Basée dans le riche émirat du Golfe, Emirates est pourtant spécialisée dans les vols long-courriers, les plus affectés par la pandémie de Covid-19.

"Malgré la récente montée en puissance du variant Omicron et le léger ralentissement qu'il a entraîné sur notre réseau, nous abordons 2022 avec optimisme", a déclaré le PDG de la compagnie, cheikh Ahmed ben Saïd Al-Maktoum.

"Nous avons créé une belle dynamique cette année et nous nous attendons à ce que la croissance s'accélère en 2022", a-t-il ajouté dans un communiqué.

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Dubaï avait été l'une des premières grandes destinations à ouvrir ses portes aux touristes étrangers à l'été 2020, avec peu de restrictions sanitaires en place puis une campagne de vaccination parmi les plus rapides au monde.

Son exposition universelle a attiré des millions de visites depuis octobre. Et son aéroport, l'un des plus fréquentés au monde, avait annoncé mi-décembre fonctionner à pleine capacité pour la première fois depuis le début de la crise sanitaire.

Les Emirats arabes unis, dont Dubaï fait partie, ne sont pourtant pas épargnés par la flambée épidémique, le nombre de contamination quotidien ayant été multiplié par plus de 30 depuis début décembre.

Emirates a assuré jeudi avoir "progressé sur la voie de la reprise en 2021", desservant 128 villes. "L'ensemble des 133 Boeing 777 d'Emirates et près de 60 appareils de sa flotte d'A380 sont en service", a précisé la compagnie.

En novembre, Emirates avait espéré redevenir bénéficiaire "au cours des 18 prochains mois", prévoyant une forte reprise du trafic.

L'optimisme d'Emirates tranche avec la morosité affichée par le secteur aérien européen, dont les espoirs ont été déçus par le variant Omicron et les nouvelles restrictions qu'il a engendrées dans plusieurs pays.

La compagnie Lufthansa a décidé d'annuler quelque 33.000 vols, tandis que Ryanair, la plus grande compagnie aérienne européenne par nombre de passagers, a prévenu que sa perte annuelle serait sans doute le double de ce qu'elle attendait.