La chaîne, qui a déjà augmenté une partie de ses tarifs en octobre et en janvier, prévoit des hausses supplémentaires dans le courant de l'année pour en limiter l'impact, a indiqué son directeur général, Kevin Johnson, lors d'une conférence téléphonique mardi. Le chiffre d'affaires du distributeur de cappuccinos, thés glacés et snacks a grimpé de 19% à 8,1 milliards de dollars au premier trimestre de son année comptable qui s'est terminée le 2 janvier, un niveau jamais atteint auparavant.

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Mais "nous avons aussi fait face à une pression des coûts extraordinaires, ce qui a affecté notre marge", a souligné M. Johnson. Le bénéfice net du groupe a bondi de 31% à 816 millions de dollars mais rapporté par action et hors éléments exceptionnels, la mesure préférée des investisseurs, le bénéfice a déçu.

La propagation du variant Omicron a notamment conduit à des coûts supplémentaires, en amplifiant par exemple la pénurie de main-d'oeuvre dans la chaîne d'approvisionnement du groupe. L'entreprise a aussi payé plus pour continuer à rémunérer ses salariés atteints du virus et devant rester chez eux, tout en recrutant et formant de nouveaux arrivés.

Starbucks s'attend à ce que les problèmes dans la chaîne d'approvisionnement "persistent à court terme", a souligné M. Johnson. Alors que le groupe fait face aux revendications grandissantes de salariés souhaitant se syndiquer aux Etats-Unis, le responsable n'a pas évoqué directement le sujet mardi soir.

"Nous restons convaincus que l'investissement de 1 milliard de dollars dans les salaires des employés que nous avons annoncé (en octobre) est le bon investissement à long terme pour nous assurer que nous avons les meilleurs talents pour soutenir notre entreprise", a-t-il souligné. Le groupe avait alors indiqué vouloir augmenter d'ici l'été 2022 le salaire moyen de ses salariés aux Etats-Unis à 17 dollars de l'heure, avec un salaire minimum compris entre 15 et 23 dollars en fonction des régions.