En revanche, les secteurs de la production et de la construction ont reculé sur la période, précise l'ONS, en pleine crise du pouvoir d'achat au Royaume-Uni qui fait planer la menace d'une entrée en récession à la fin de l'année.

Le PIB britannique s'est affiché 1,1% au-dessus de son niveau pré-pandémie, mais il reste néanmoins légèrement inférieur à son niveau du mois de mai.

"Le petit rebond de 0,2% en juillet est dû à la faiblesse du PIB en juin", mois marqué notamment par l'impact des célébrations du jubilé de la reine Elizabeth II - décédée jeudi dernier - qui avait donné lieu à deux jours non travaillés, soit un de plus que d'ordinaire, explique l'économiste de KPMG Yael Selfin.

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Un autre jour férié supplémentaire a été annoncé pour lundi prochain pour les funérailles de la souveraine, ce qui signifie que l'économie britannique connaîtra deux jours non travaillés de plus qu'une année normale en 2022.

"Plus inquiétant, le PIB de juillet reste inférieur au niveau observé en mai, indiquant une contraction globale au cours des deux premiers mois de l'été", a-t-elle ajouté, alors que l'économie britannique est sous la menace d'une récession "en raison de la pression continue sur les revenus des ménages et de l'augmentation de la charge des coûts pour les entreprises".

La Banque d'Angleterre a annoncé début août prévoir une récession à partir de fin 2022 et pour plus d'un an, en raison d'une inflation à plus de 10% tirée notamment par la flambée des prix de l'énergie depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine.

La nouvelle Première ministre britannique Liz Truss a dévoilé jeudi un gel des prix de l'énergie de deux ans pour les particuliers et de six mois pour les entreprises ou les institutions publiques, pour tenter d'enrayer cette flambée du coût de la vie.

La mesure n'a pas été chiffrée précisément par le gouvernement mais coûtera plus de 100 milliards de livres, selon le centre de réflexion spécialisé dans les finances publiques IFS.

Le gouvernement britannique compte aussi doper la croissance par des baisses d'impôts tous azimuts.