Le groupe de Betty Benrey, professeure de biologie à l’Université de Neuchâtel (UniNE) recherche des solutions vers une agriculture durable et notamment la réduction des pesticides, a indiqué jeudi l'établissement. Les chercheurs se sont intéressés à la milpa, une polyculture traditionnelle du Mexique et d'Amérique centrale, dans laquelle trois plantes profitent de leurs spécificités mutuelles pour se développer de concert.

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Le maïs, par sa longue tige, sert de tuteur au haricot grimpant, lequel améliore l’accès du système à l’azote via des bactéries symbiotiques. Quant aux courges, elles maintiennent l’humidité nécessaire à l’ensemble en couvrant le sol de leurs feuilles.

«Cet agroécosystème mésoaméricain traditionnel est utilisé depuis la domestication de ces trois cultures au Mexique. La milpa est connue pour sa durabilité et sa résilience, mais les mécanismes sous-jacents sont mal compris. C'est sur ce point que nous avons axé nos recherches au cours des quatre dernières années», a expliqué Betty Benrey, citée dans le communiqué.

Ennemis naturels plus variés

L’étude a été menée aux environs de Puerto Escondido, ville mexicaine au bord du Pacifique, caractérisée par un climat tropical. L’équipe de Betty Benrey a comparé la diversité des communautés d’arthropodes (ennemis naturels des insectes ravageurs), calculée via un indice qui permet de quantifier la richesse en espèces d’une zone donnée (l’indice de Shannon).

Il s’agissait d’un champ divisé en parcelles comprenant soit des monocultures, des bicultures et des tricultures de maïs, de haricots grimpants et de courges. Les résultats confirment l'hypothèse selon laquelle le système de milpa favorise une plus grande diversité d'arthropodes que les monocultures, ceci parce que les effets positifs dans les cas de polycultures sont plus importants que si chacune des espèces est cultivée indépendamment.

Les résultats de l'étude ont été publiés dans la revue spécialisée «Agriculture, Ecosystems and Environment».

S
SDA