L'inflation sous-jacente (hors prix volatils de l'énergie et de l'alimentation) se présente en revanche en légère accélération, à 2,9% en glissement annuel contre 2,8% le mois précédent, rapporte le ministère américain du Commerce.

Ces évolutions étaient attendues par les investisseurs, selon le consensus publié par MarketWatch.

La banque centrale des Etats-Unis (Fed) vise une inflation à 2% sur un an. Cette cible semblait près d'être atteinte en début d'année, mais elle s'est ensuite éloignée à nouveau.

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La plupart des experts et banquiers centraux s'attendent à voir les prix augmenter au fur et à mesure de l'entrée en vigueur des nouveaux droits de douane mis en place par le président Donald Trump depuis son retour au pouvoir en janvier.

Alors que cette situation a jusqu'ici incité la Fed à laisser ses taux inchangés depuis décembre, s'attirant des récriminations permanentes de Donald Trump, son président Jerome Powell a récemment fait comprendre que son regard était en train de changer.

Risque sur le marché du travail

Non pas qu'il pense que l'inflation est en passe d'être maîtrisée, mais parce qu'il redoute que le marché du travail se dégrade rapidement.

Les banques centrales abaissent leurs taux d'intérêt - qui guident les coûts d'emprunt - pour donner un coup de fouet à l'activité économique. Et les relèvent à l'inverse pour freiner un emballement inflationniste.

La politique monétaire est censée être fixée indépendamment des velléités partisanes, pour s'assurer que des considérations de court terme ne pénalisent pas l'économie à long terme.

Mais Donald Trump estime qu'il a son mot à dire et assume de vouloir placer au sommet de l'institution des personnes partageant ses vues sur l'économie.

Il s'est lancé dans une bataille juridique pour révoquer l'une des gouverneures, Lisa Cook. Les avocats de Mme Cook demandent aux juges de la protéger contre cette manoeuvre. Une audience a lieu vendredi à 10H00 à Washington (14H00 GMT).