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Les cours des métaux précieux s'envolent

L'or et l'argent étaient très recherchés lundi, l'enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro par les Etats-Unis incitant les investisseurs à se tourner davantage vers les valeurs refuges.

ats

Alimentés notamment par les incertitudes liées à l'intervention étasunienne au Venezuela, les cours des métaux précieux ont repris lundi leur folle course aux sommets. (archive)
Alimentés notamment par les incertitudes liées à l'intervention étasunienne au Venezuela, les cours des métaux précieux ont repris lundi leur folle course aux sommets. (archive) KEYSTONE/DPA/ULI DECK

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Vers 10h40, l'or prenait 2,3% à 4431,30 dollars l'once, dopé par l'exacerbation des risques géopolitiques suite à l'attaque américaine contre le Venezuela durant le week-end.

«Sans surprise, les valeurs refuge, notamment l'or, sont en hausse lundi matin», a commenté Ipek Ozkardeskaya, analyste de la banque en ligne Swissquote. L'or, qui avait atteint un nouveau record au-dessus de 4500 dollars fin décembre, avant de clôturer l'année en forte baisse sous les 4400 dollars, est repassé au-dessus de ce niveau ce lundi.

«L'incertitude économique mondiale, les risques géopolitiques et les anticipations de baisse des taux d'intérêt ont encore alimenté la demande pour le métal jaune», a estimé de son côté Kevin Thozet de Carmignac.

L'or a clôturé l'année 2025 sur sa plus forte hausse annuelle depuis 1979, soutenu par une forte demande de valeurs refuges, un assouplissement de la politique monétaire américaine, des achats importants des banques centrales et des flux de capitaux entrants dans les ETF, a rappelé la plateforme Trading Economics.

De son côté, l'argent a progressé de 4,7% à 76,01 dollars l'once. L'an dernier, le cours de l'argent a bondi de près de 150% grâce à une combinaison de facteurs, dont des contraintes d'approvisionnement, une forte demande industrielle et d'investissement et un contexte macroéconomique favorable, a expliqué Trading Economics. La Chine, qui produit 60% à 70% de l'argent raffiné mondial, a également imposé des restrictions à l'exportation cette année, aggravant ainsi un déficit structurel.

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