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Pablo Pizarro, directeur de l'hôtel Président Wilson © Lenaka.net

«Un dîner avec la reine d’Angleterre»

Pablo Pizarro, Directeur de l’hôtel Président Wilson

Un de vos meilleurs souvenirs professionnels?
Ma rencontre avec le dalaï-lama lorsqu’il a séjourné à l’hôtel. J’ai eu le plaisir de m’occuper de lui et j’en garde un merveilleux souvenir. C’est quelqu’un de très impressionnant, mais d’adorable avec tout le monde. Je me souviens que lorsque je marchais à côté de lui, il me prenait gentiment par la main en me parlant.

Quel autre métier auriez-vous voulu exercer?
Mon père aurait beaucoup aimé que je reprenne l’entreprise familiale de joaillerie et d’horlogerie, mais même si j’aime l’horlogerie, j’avais envie d’autre chose. J’ai cependant fait une tentative de quelques jours avec lui mais, dès la fin de la première journée, il a bien vu que je n’étais pas fait pour cela. Comme j’adore voyager, je me serais bien vu pilote d’avion.

Le talent que vous rêveriez d’avoir?
Je ne rêve pas d’avoir un talent artistique, par contre j’adorerais avoir le don d’ubiquité. J’aimerais beaucoup être présent partout en même temps, ce qui m’aiderait car j’ai parfois tendance à prendre un peu trop de rendez-vous.

Un trait de caractère qui vous séduit ou qui vous agace?
Je déteste les gens qui manquent de respect aux autres.

Quelle a été votre plus grande erreur?
Je ne passe pas assez de temps avec ma famille et mes proches. Je manque parfois des choses importantes.

Le meilleur conseil que vous avez reçu?
Je le tiens de ma mère. Depuis tout petit, elle m’a toujours encouragé à suivre mon chemin sans me préoccuper de l’opinion des autres et des éventuelles critiques. Elle m’a dit de faire ce qui me plaisait.

Votre plus dure école de la vie?
L’ouverture de l’hôtel Burj Al Arab, à Dubaï. J’avais 30 ans, ce qui est très jeune pour un poste de cette importance. Je me suis retrouvé à gérer des équipes composées de collaborateurs plus âgés et plus expérimentés.

Votre plus grande extravagance?
Nager dans une cage avec des requins blancs, en Afrique du Sud. Le week-end précédent, il y avait même eu un accident. C’était une expérience un peu folle et impressionnante.

Votre plus grand rêve?
Je suis de retour en Suisse après avoir passé quinze ans à l’étranger dans différents hôtels, alors mon rêve aujourd’hui est de profiter de mes parents et de ma famille le plus longtemps possible.

Qui ou quoi aimeriez-vous être le temps d’une journée?
Je voudrais être un chef d’Etat puissant comme Trump ou Poutine pour voir comment cela se passe. Je pense que cela doit être excitant. Cette curiosité me vient peut-être du fait que nous avons reçu à l’hôtel John Kerry et Sergueï Lavrov.

Quel titre mettriez-vous sur votre portrait?
Carpe diem! Il faut savoir profiter du moment présent et même des imprévus du quotidien. Je ne pense pas qu’il faille tout planifier sur le long terme.

La personnalité avec qui vous aimeriez dîner?
La reine d’Angleterre. C’est une icône et elle est là depuis que je suis enfant. J’aime aussi beaucoup le protocole et je trouve la monarchie anglaise magnifique. En plus, j’imagine la reine d’Angleterre comme une personne pleine d’humour et qui doit avoir une multitude d’anecdotes à raconter.

Comment occuperiez-vous une année sabbatique?
Je ne peux pas envisager d’arrêter de travailler pendant un an. Je suis fait pour le travail et j’adore ce que je fais. Quand je prends des vacances, l’hôtel me manque et je suis heureux d’y retourner.