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"Toujours avancer sans jamais frimer"

Patrice Galland, directeur de Galland&Cie

Un de vos meilleurs souvenirs professionnels?

Je pense à la réussite de mon diplôme fédéral de régisseur et courtier en immeubles: mon mémoire sur l’avenir des sociétés immobilières a été publié parmi les cinq meilleurs. Je me souviens aussi de l’organisation du jubilé des 125 ans de la Fondation Crèche de Lausanne qui a beaucoup plu aux enfants d’abord, aux parents ensuite ainsi qu’aux politiques. Ou encore la construction du nouveau siège de notre entreprise qui achevait la rénovation de ce fameux quartier du Rôtillon, à Lausanne, en 2013.

Le talent que vous rêveriez d’avoir?

Interprète. Mon rêve serait de pouvoir communiquer avec tout le monde sans problème quelle que soit la langue. Je suis admiratif des personnes qui jonglent avec plusieurs langues dans la même conversation.

Quel autre métier auriez-vous voulu exercer?

Comme il a toujours été évident dans la famille que je reprendrais la régie, il ne m’est jamais venu à l’esprit d’avoir des idées subversives… Mais si j’avais pu monter ma propre société, j’aurais peut-être mis au point une chaîne de burgers car à l’époque, le petit fast-food d’Ouchy, au pied de «la Ficelle», nous régalait sans pareil…

Un trait de caractère qui vous séduit ou qui vous agace?

J’ai un peu de peine avec la rigidité même si, paradoxalement, mon métier me l’impose trop souvent. Il n’est toutefois pas interdit de changer d’avis.

Quelle a été votre plus grande erreur?

Professionnellement, je ne crois pas en avoir fait de si grandes. En revanche, il est vrai que ma vie familiale n’a pas toujours été ce qu’elle aurait pu être. Il est difficile pour le patron d’une PME de concilier vie professionnelle intense et vie de famille. Mais ce n’est pas très original.

Le meilleur conseil que vous ayez reçu?

J’y repense souvent: c’était de la part d’un voisin qui avait sérieusement tancé le garçon que j’étais alors pour ne pas avoir bien nettoyé la tondeuse à gazon avant de m’attaquer à sa réparation. Il m’enjoignit également de toujours aller jusqu’au bout du travail puis, surtout, de nettoyer parfaitement les lieux à la fin.

Le meilleur endroit du monde?

J’aime voyager, découvrir de nouveaux endroits et je ne suis pas attaché à des lieux en particulier. Mais, de manière assez classique, je dirais qu’à force de voyager à droite et à gauche, notre belle région avec des saisons bien différentes me paraît inégalable.

Votre plus dure école de la vie?

Mon école d’officier, qui fut une superbe expérience. Je l’ai vécue comme une découverte de moi-même et de la capacité que l’on a de se dépasser tant physiquement qu’intellectuellement. J’ai le souvenir de ces longues marches que l’on croit ne pas pouvoir terminer, et pourtant on y arrive! Je retrouve un peu ce sentiment en faisant du vélo. On se dit que l’on ne pourra pas grimper ce col, et malgré tout, en s’obstinant, on le passe. L’école d’officier m’a aussi appris à commander, ce qui est un atout pour un chef d’entreprise.

Votre plus grand rêve?

Faire un voyage à vélo entremêlé de parcours en péniche, voire en bateau, pour sillonner les contrées. Je resterais cependant en Europe pour être toujours proche de mon entreprise et pouvoir revenir rapidement en cas de besoin.

Qui ou quoi aimeriez-vous être le temps d’une journée?

Je serais volontiers un oiseau de belle envergure pour m’échapper et survoler des lieux inconnus ou lointains.

Quel titre mettriez-vous sur votre portrait?

Que je me suis appliqué à avancer sans frimer et en restant soucieux du bien-être de mon entourage, notamment professionnel.