Son parcours

Nicolas Schornoz, 45 ans, a débuté chez Vestergaard en 2008. Depuis 2013, il est le CFO de la société à but humanitaire basée à Lausanne – avec des filiales au Vietnam et au Kenya –, dont l’activité principale est la fabrication de moustiquaires imprégnées qui servent à lutter contre la malaria en Asie et en Afrique subsaharienne. Doté d’un parcours professionnel atypique, il a démarré sa carrière d’abord dans l’informatique, puis il a travaillé dans les secteurs bancaires et de l’audit, pour finalement «arriver, un peu par hasard, dans le domaine de la direction financière».

Le rôle du CFO

Pour le CFO de Vestergaard, un bon directeur financier doit bien sûr être doté d’une excellente expertise technique, mais il doit surtout savoir s’entourer des bonnes compétences. «On imagine le CFO dans une tour d’ivoire alors que dans ce métier, les éléments humains sont fondamentaux!» Tel un chef d’orchestre, le CFO chapeaute une équipe. Sa mission? Amener des informations pertinentes afin que le CEO de l’entreprise puisse prendre des décisions stratégiques ou faire des choix éclairés de modèles d’affaires grâce à une analyse complète des risques et des opportunités. «Je vois ce rôle comme celui du sparring-partner du CEO.»

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Evolution de la fonction

Pour Nicolas Schornoz, la fonction de CEO a considérablement évolué ces dernières années pour devenir se muer en «un acteur du changement» et ne se cantonnant plus à l’analyse du passé (comptabilité, reporting). Une montée en puissance intimement corellée à l’évolution des technologies, estime-t-il, et qui donne à ce métier toujours plus d’intérêt et de valeur ajoutée. «En période de pandémie, mon rôle est aussi d’aider mon entreprise à naviguer dans cette crise, rester proactif avec les partenaires, limiter dommages collatéraux, en restant compétitif. Et préparer la société à l’après-crise.»

La série de podcasts «L’écho des CFO» vous est proposée par Romandie Formation et son Diplôme fédéral en finance et controlling