«J’admire César Ritz, un pionnier de l’hôtellerie»
La nouvelle directrice de la Foire du Valais, Carole Moos, est la première femme à ce poste. Auparavant, elle a été directrice commerciale et marketing de Téléverbier pendant dix ans, après avoir dirigé la restauration du Ritz-Carlton Hôtel de la Paix à Genève.
Si vous ne faisiez pas ce métier aujourd’hui, que seriez-vous?
Directrice du mythique hôtel St. Regis à New York, celui qui apparaît dans beaucoup de films grâce à son aura. L’adrénaline, l’exigence, des gens de partout, rien qui ne se ressemble. Finalement pas si différent de la Foire du Valais.
Les valeurs qui vous sont essentielles?
La justice, le respect et le courage. Je ne supporte pas l’injustice, j’aime les gens pour ce qu’ils sont sans les juger. Quant au courage, il en faut. J’ai peu de patience pour ceux qui critiquent sans jamais décider.
Le premier argent que vous avez gagné?
La petite souris qui met 2 francs sous l’oreiller lorsque j’ai perdu ma première dent, ça compte? Sinon ce sont les pourboires au service lorsque, petite, j’aidais mon papa à faire des banquets.
J’adore manger! Martin Nydegger, parce que vendre la Suisse au monde entier ça mérite qu’on en parle autour d’un bon repas. Richard Branson, pour qu’il secoue un peu la table. Et Gilles Varone, chef valaisan étoilé, parce que quelqu’un doit quand même s’occuper du repas.
Votre plus grand regret?
Difficile de répondre, car je ne m’attarde pas sur les regrets. Les bons choix comme les autres ont construit la personne que je suis aujourd’hui. Je n’effacerais rien.
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L’artiste dont vous aimeriez acheter une œuvre si vous le pouviez?
Dalí. Je ne sais pas vraiment dire pourquoi, mais j’ai toujours été touchée par son univers.
Le meilleur livre lu récemment?
Je lis peu. Mais dans le cadre de mon EMBA, on a suivi un cours sur la négociation et j’ai eu beaucoup d’intérêt à lire High Impact Negotiation de Kasia Jagodzinska.
Le film ou la série qui vous a marquée?
The Dropout: l’histoire d’Elizabeth Holmes, prête à tout pour le pouvoir et la notoriété en manipulant tout le monde. Je suis fascinée et consternée à la fois de voir jusqu’où certains sont capables d’aller.
Le dernier restaurant qui vous a impressionnée?
La maison Troisgros, à Ouches. Une institution depuis des générations qui a su se réinventer sans se trahir.
L’entrepreneur que vous admirez?
César Ritz, sans hésiter. Haut-Valaisan comme mes racines, pionnier absolu de l’hôtellerie. Et le Ritz à Paris reste pour moi l’un des plus beaux hôtels du monde. L’hôtellerie suisse lui doit beaucoup.
Un seul objet sur une île déserte?
Une bonne bouteille de vin valaisan. Parce que même naufragée, il y a des priorités!
Votre dernier achat sans compter?
Un week-end au bord du lac dans un bel hôtel. Je préfère vivre un bon moment plutôt que posséder quelque chose. Déguster un bon cru, profiter d’une vue sur une terrasse, découvrir un nouveau restaurant… voilà comment je dépense sans compter.
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Une personnalité pour illustrer un nouveau billet de banque?
Ursula Andress. Icône internationale, glamour et 100% suisse. De quoi rendre fiers nos portemonnaies.
Ce qui vous fait sortir de vos gonds?
La malhonnêteté sous toutes ses formes. Le mensonge, la manipulation, l’hypocrisie. Il y a le mot «mal» dedans, et ça résonne profondément en moi.
Votre dernière fête trop arrosée?
La soirée d’obtention de mon EMBA après dix-huit mois à jongler entre le travail et les études, j’avais besoin de relâcher la pression. Et je l’ai fait avec enthousiasme, vous pouvez me croire!