Architecte et cofondateur de Batiplus, Gabriele Rossi cultive une vision de l’architecture nourrie par l’art, l’inventivité et l’humain. Entre Toscane, design et passion pour la beauté, il livre un regard singulier sur son parcours et ses inspirations.
Trois invités, réels ou fictifs, pour un dîner idéal?
J’aurais aimé échanger mes expériences et mes préoccupations avec des architectes du passé comme Brunelleschi, Bernini ou Borromini.
Votre plus grand regret?
J’aurais aimé être la personne que je suis aujourd’hui avec vingt ans de moins.
La qualité que vous admirez chez un entrepreneur ou un dirigeant?
Le courage, le goût du risque, la capacité à penser en dehors des paradigmes établis, à rêver, mais aussi à communiquer et à rassembler.
L’artiste dont vous aimeriez acheter une œuvre si vous en aviez les moyens?
Mon rêve serait d’avoir une installation de James Turrell, ainsi qu’une sculpture de Henry Moore dans le jardin de ma maison.
Le meilleur livre que vous avez lu ces derniers temps?
Contenu Sponsorisé
Publicité
Elon Musk de Walter Isaacson, un ouvrage très inspirant.
Le film ou la série qui vous a marqué?
Deux films dont je ne me lasserai jamais: La Grande Bellezza de Paolo Sorrentino, pour continuer à rêver, et La vita è bella de Roberto Benigni, pour rire et pleurer en même temps.
Le dernier restaurant qui vous a impressionné?
Probablement un lieu qui me ramène à mes racines: La Dogana à Capezzano Pianore (Lucca).
L’entrepreneur que vous admirez?
Gianluigi Aponte, le plus grand armateur du monde, qui m’a accordé sa confiance sur différents projets d’architecture.
Si vous deviez quitter la Suisse, où vous installeriez-vous?
Dans ma propriété en Toscane, où je produis de l’huile d’olive et réalise mes sculptures en plâtre.
Le dernier achat pour lequel vous avez dépensé sans compter?
Une sculpture de Miguel Berrocal, un artiste ayant développé des assemblages de formes organiques d’une grande complexité, réalisés avec une précision extraordinaire, bien avant l’ère des outils de conception numériques.
Un homme ou une femme pour illustrer un nouveau billet de banque?
Si je devais choisir une personnalité suisse, ce serait sans aucun doute mon cher ami et collègue Mario Botta, avec lequel j’ai toujours énormément de plaisir à collaborer sur des projets d’architecture.
Publicité
Votre moyen de transport de prédilection?
Le PC-12 pour les longues distances, la 911 pour les déplacements du quotidien.
Qu’est-ce qui peut vous faire sortir de vos gonds?
La vulgarité excessive, le pessimisme à outrance et les longs messages sur la boîte vocale du portable.
La plus grande découverte de ces cent dernières années?
Sans aucun doute l’ordinateur, qui a radicalement transformé notre manière de vivre et de travailler.
Si Dieu existe, après votre mort, qu’aimeriez-vous l’entendre vous dire?
Cher Gabriele, en vivant de manière créative, tu as élevé ton humanité. Maintenant que tu es ici pour quelque temps, peux-tu me donner quelques conseils pour réaménager les lieux?