Suisse-Chine: des relations singulières
Le 75e anniversaire
En 1950, la Confédération a été l’un des premiers pays européens à reconnaître la République populaire et à établir des relations diplomatiques avec Pékin. Le conseiller fédéral Ignazio Cassis s’est du reste rendu en Chine en avril dans le cadre de ce 75e anniversaire.
La première joint-venture
En 1980, le groupe Schindler, fabricant d’ascenseurs, a été la première multinationale industrielle à signer un accord de partenariat avec une entreprise chinoise. Un symbole fort de la coopération économique entre les deux pays.
Un accord de libre-échange historique
Entré en vigueur en 2014, l’accord de libre-échange entre les deux pays, le premier à l’exception de celui signé entre l’Islande et l’Empire du Milieu, a entraîné un quasi-doublement des exportations de la Suisse vers la Chine en dix ans. Un anniversaire célébré par Guy Parmelin lors d’un voyage à Pékin l’été passé.
La modernisation de l’accord
Réduire encore les droits de douane, faciliter les investissements des entreprises suisses en Chine et intégrer des clauses relatives aux droits humains et à l’environnement: ce sont les trois objectifs des négociateurs suisses visant à moderniser l’accord signé en 2013. Des discussions ont eu lieu à Genève, début juillet.
Les obstacles à surmonter
Les négociations sont sous la haute surveillance de la gauche qui n’exclut pas le lancement de référendums si les droits humains et de l’environnement ne devaient pas être suffisamment pris en compte. Le nouveau train de sanctions de l’Union européenne contre Moscou et, indirectement, contre deux banques chinoises accusées de financer l’effort de guerre russe pose un autre dilemme. Si la Suisse s’aligne, le gouvernement chinois pourrait en prendre ombrage. Avec quels impacts sur les discussions commerciales? La question reste ouverte.