Marc Aeschlimann, 37 ans
CEO de Smood, Genève

Marc Aeschlimann

Marc Aeschlimann traite avec plus de 2000 restaurants. Il étend ses activités à la livraison de fleurs.

© © Niels Ackermann / Lundi13
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Marc Aeschlimann a fondé Smood en 2012, lorsque la livraison de repas à domicile était encore un concept exotique en Suisse. «J’étais le premier livreur. Aujourd’hui, nous avons plus de 1000 livreurs employés de manière permanente.» Deux mille restaurants et 80 succursales Migros sont connectés au service de livraison dans 23 villes suisses. Marc Aeschlimann cherche sans cesse à optimiser le potentiel de son entreprise grâce à la technologie. Il emploie 35 ingénieurs pour apporter des innovations à la plateforme, comme de nouvelles réductions des délais de livraison.

Smood a frappé un grand coup avec son partenariat avec Migros. Son portefeuille s’est, d’un coup, enrichi de 15 000 produits. Après Vaud, Valais et le Tessin, Smood a commencé la livraison de produits d’épicerie à Zurich en 2021. Cette année, Marc Aeschlimann a également lancé le service de livraison de fleurs Florissimo. Désormais, il prévoit d’étendre le service de livraison de nourriture et de fleurs à tout le pays avec l’aide de Migros.

Malgré ce succès, Marc Aeschlimann estime qu’il est encore loin d’avoir atteint son objectif. «J’ai l’impression que je ne suis même pas à la moitié du chemin. J’ai tellement d’idées qu’il m’est difficile d’accepter le rythme normal des choses.» Le lancement d’un service de livraison de produits pharmaceutiques, par exemple, fait partie de ses projets. Il est prévu pour le quatrième trimestre de cette année.


David Allemann, 51 ans
Cofondateur d’On, Zurich

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Le succès d’On, la société cofondée par David Allemann, repose aussi sur le digital.

© Gian Paul Lozza

C’était une rumeur depuis longtemps, mais à la mi-septembre c’est devenu officiel: le fabricant de chaussures de sport On est entré en bourse à New York. David Allemann et les deux autres cofondateurs, Caspar Coppetti et Olivier Bernhard, ont créé à Zurich une entreprise lifestyle qui connaît une croissance rapide, notamment parce qu’ils ont misé dès le départ sur le numérique. La production en Extrême-Orient et la logistique sont reliées numériquement, la communication entre les sites du monde entier est entièrement numérique et un tableau de bord numérique donne à chaque employé «une transparence totale sur tous nos chiffres», explique David Allemann, qui est lui-même un vétéran du numérique.

A la fin des années 1990, il a participé à la mise en place du digital practice de l’agence de publicité Young & Rubicam, puis il a aidé des start-up à se développer dans le cadre du McKinsey Growth Accelerator. Il est retourné à l’agence de publicité en tant que patron, puis il est devenu chef du marketing de l’entreprise de design Vitra avant de cofonder On en 2010. «Nous sommes la preuve que la numérisation est aussi extrêmement importante pour les entreprises qui ont un produit physique.»

>> Lire aussi: On Shoes: jeu, set et... match?


Wiktor Bourée, 30 ans
CEO de Technis, Lausanne

Digital Shapers 2021 The Scalers Wiktor Bourée, My Technis ©PD

Wiktor Bourée souhaite que Technis devienne un «Google Analytics pour les bâtiments».

© Dr. Najib LATIF

Technis, ça sonne un peu comme tennis, et ce n’est pas une coïncidence. La start-up de Wiktor Bourée a commencé sur un court. Après un match, l’entrepreneur et un ami ont eu l’idée de développer un système de comptage intelligent pour les courts de tennis. «Il m’a dit que, de cette façon, je ne pourrais plus tricher tout le temps», s’amuse le trentenaire. C’était il y a six ans déjà, et la start-up lausannoise n’a désormais plus rien à voir avec le sport. L’entreprise est spécialisée dans la mesure des données dans les bâtiments. Son logiciel peut être utilisé, par exemple, pour enregistrer les flux de visiteurs. Des capteurs cachés dans le revêtement du sol comptent les pas des personnes qui marchent dessus et transmettent les informations à l’app pour smartphone. Autre exemple, la technologie est utilisée dans le domaine des soins gériatriques, où l’objectif est de surveiller la santé des personnes âgées via les données relatives aux mouvements.

Technis vend déjà ses produits dans 12 pays. La jeune entreprise de 36 salariés a gagné de nombreux clients grâce à la pandémie, mais Wiktor Bourée ne veut pas qu’elle soit considérée comme une des bénéficiaires de la crise. En effet, au début de 2020, Technis a perdu presque toutes ses commandes, ce qui l’a contrainte à élaborer de nouveaux produits en un temps record. «La crise nous a catapultés hors de notre zone de confort et a refait de nous une start-up», analyse Wiktor Bourée. Il souhaite désormais que Technis devienne une sorte de «Google Analytics pour les bâtiments». Pour atteindre cet objectif, l’ingénieur chimiste français travaille presque 24 heures sur 24. Il trouve désormais à peine le temps de jouer au tennis. «Malheureusement, je n’ai que du temps pour un peu de jogging en ce moment.»


Roger Dudler, 37 ans
Fondateur CEO de Frontify, Saint-Gall

Digital Shapers 2021 The Scalers Roger Dudler, Frontify © PD

Roger Dudler numérise les «bibles» des entreprises et des marques.

© Bors Baldinger

Les entreprises qui veulent prendre soin de leur marque et faire passer un message uniforme dans tous les points de contact avec la clientèle devaient passer par la création et la distribution d’une «bible» de la marque. Frontify, une entreprise saint-galloise, numérise tout le processus. Non pas en tant qu’agence de publicité, mais en tant que service de type «software-as-a-service». Une gestion de la marque en ligne par abonnement, pour ainsi dire. Les clients de Frontify reçoivent leur bible sur le cloud, formatée selon leurs propres besoins, ce qui leur permet de conserver une présence uniforme et une cohérence de marque. Si elles le souhaitent, les entreprises peuvent aussi définir certains détails, comme la procédure en cas de plainte ou la manière dont on salue un client.

Parmi les clients de Frontify figurent Lufthansa, le club de football BVB Borussia Dortmund et Vodafone. Roger Dudler a lancé Frontify en 2013. Aujourd’hui, la société emploie plus de 200 personnes à son siège de Saint-Gall, ainsi qu’à New York et dans le monde entier. Dans un avenir proche, Roger Dudler souhaite augmenter le nombre de ses employés, notamment aux Etats-Unis. De 20 personnes aujourd’hui à New York, l’équipe devrait passer à 50 ou 100. «Nous voyons encore un fort potentiel de croissance aux Etats-Unis, mais aussi dans le reste de l’Europe», assure le patron de Frontify.


Richard Ettl, 35 ans
Cofondateur et CEO de SkyCell, Zurich

Digital Shapers 2021 The Scalers Richard Ettl, Skycell © PD

Richard Ettl construit et loue des conteneurs de fret pour des produits sensibles tels que les vaccins covid.

© André Herger

Si le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord sont approvisionnés en vaccin contre le covid, c’est grâce à Richard Ettl. Pour BioNTech, Johnson & Johnson et trois autres fabricants de vaccin, sa société SkyCell transporte la matière première hautement concentrée à Abu Dhabi, où elle est versée dans des ampoules et distribuée aux centres de vaccination. L’entreprise, fondée en 2012 par Richard Ettl et son associé Nico Ros, construit et loue des conteneurs de fret pour les marchandises sensibles. Des capteurs s’assurent en temps réel que les marchandises sont sur le bon chemin et que les conditions générales d’humidité, de vibrations ou de température, par exemple, sont respectées. Bref, l’internet des objets dans sa forme la plus pure et exactement ce qu’il faut pour les vaccins délicats. Outre le vaccin contre le covid, SkyCell transporte plus de 250 millions d’autres doses, des vaccins pour enfants aux vaccins contre le cancer du col de l’utérus.

Richard Ettl vient de développer une nouvelle plateforme de suivi des livraisons de médicaments en collaboration avec deux grandes entreprises pharmaceutiques. «Une sorte de bureau central où toutes les livraisons sont visibles.» Entre-temps, l’entreprise s’est agrandie et compte désormais 135 employés. «Nous sommes présents dans tous les grands pays producteurs de produits pharmaceutiques, des Etats-Unis à l’Australie en passant par les Etats de l’UE.» En outre, SkyCell a effectué un nouveau tour de table, avec une évaluation d’un peu moins de 400 millions de francs suisses. «Nous avons gagné de nouveaux investisseurs clés, dont le fonds souverain d’Abu Dhabi», se réjouit cet Autrichien de 35 ans.


Cristian Grossmann, 39 ans
CEO de Beekeeper, Zurich

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Mettre les gens en relation, la grande passion de Cristian Grossmann.

© Joseph Khakshouri

Mettre les gens en relation est la grande passion de Cristian Grossmann. En formation, déjà, il avait créé un réseau social pour étudiants avec Flavio Pfaffhauser – aujourd’hui directeur technique de Beekeeper. Spocal était devenue la plateforme étudiante la plus utilisée à Zurich. L’idée de mettre en relation non seulement les étudiants mais aussi les employés des entreprises a conduit à la fondation de Beekeeper en 2012. L’application est utilisée comme un outil de communication interne, par exemple pour connecter des équipes séparées physiquement ou pour tenir au courant les employés qui n’ont pas leur propre bureau. Un smartphone suffit pour accéder à l’intranet de l’entreprise.

Cristian Grossmann a des projets ambitieux en tant que CEO de Beekeeper: «Mon objectif est de devenir la première plateforme de collaboration et de productivité pour les employés du front», assure-t-il. L’acquisition cette année de la start-up danoise Lua a constitué une étape importante. Quant au potentiel de la plateforme, il est énorme: 2,8 milliards de personnes travaillent dans le monde entier en dehors des bureaux de leur entreprise.


Melanie Gabriel, 32 ans
CMO et cofondatrice du groupe Yokoy, Zurich

Digital Shapers 2021 The Scalers Melanie Gabriel, Yokoy GmbH ©P

«La gestion des frais professionnels ennuie toutes les personnes concernées», relève Melanie Gabriel.

© LISI NIESNER

Les factures des fournisseurs, les relevés de dépenses et de cartes de crédit et la gestion des abonnements sont des tâches qui prennent beaucoup de temps. Dans chaque entreprise, il existe de nombreux employés pour s’en occuper. Forte de ce constat, la fintech zurichoise Yokoy a décidé d’utiliser l’intelligence artificielle pour automatiser l’ensemble du processus de traitement des frais des entreprises. La start-up a été fondée en 2019 par Melanie Gabriel et quatre compagnons d’armes. Plus de 350 entreprises en Suisse, en Autriche et en Allemagne utilisent désormais les solutions de Yokoy, dont Stadler Rail, Bobst, Swissquote et On Shoes.

Les jeunes entrepreneurs veulent désormais poursuivre leur croissance dans de nouveaux pays. Etant donné que l’outil de Yokoy peut être adapté de manière flexible aux caractéristiques propres à chaque pays et qu’il peut lire et traduire des déclarations dans toutes les langues et devises, il n’y a aucun obstacle technique à cette expansion. Dès l’automne, une carte de crédit d’entreprise physique et numérique, utilisable dans toute l’Union européenne, sera lancée. D’ici à la fin de l’année, le nombre d’employés devrait passer de 40 à 50. En mars de l’année dernière, un jour avant le confinement, Yokoy a reçu un premier financement de 1,7 million de francs. Outre les principaux investisseurs que sont Swisscom et SIX, elle a séduit aussi certains privés, tels que le fondateur de Doodle, Myke Näf, qui sont également de la partie.

«J’aime créer de nouvelles choses et inspirer les gens», explique Melanie Gabriel, qui, après avoir étudié l’économie et la sociologie à l’Université de Bâle, a obtenu un master en gestion d’entreprise à l’Université de Saint-Gall. Bien qu’elle n’ait pas de formation technique, elle est fascinée par la technologie. «La gestion des frais professionnels ennuie toutes les personnes concernées – employés, direction et service financier. Notre solution numérique est donc une véritable avancée.»

Alors même qu’elle était encore étudiante, Mélanie Gabriel a lancé de grands projets, passant outre le scepticisme de son entourage. Avec un jeune compositeur et un chef d’orchestre, elle a mis sur pied un projet musical avec 200 jeunes en 2012. Outre le financement et le marketing, il a fallu créer l’orchestre. Deux ans plus tard, Verona 3000 fut présenté devant 8000 spectateurs à Lucerne.


Samuel Müller, 41 ans
CEO de Scandit, Zurich

Digital Shapers 2020 Scalers Samuel Müller Scandit Joseph Khaks

La société dirigée par Samuel Müller est l’un des leaders dans la lecture de codes-barres.

© Joseph Khakshouri

Scandit est une belle histoire. Fondée en tant que projet de l’EPFZ par des chercheurs rassemblés autour de Samuel Müller, l’entreprise est aujourd’hui l’un des leaders dans le domaine de la réalité augmentée et des logiciels de lecture de codes-barres. En 2020, Scandit a réalisé un financement de série C. Au total, la société a déjà levé 123 millions de dollars. Une partie de l’argent est destinée à l’expansion internationale. En novembre 2020, le premier bureau de la région Asie-Pacifique a été ouvert à Tokyo. «Nous constatons une forte dynamique des ventes au Japon», se réjouit Samuel Müller. Au printemps 2021, l’entreprise a dépassé pour la première fois les 300 collaborateurs.

Malgré la crise du covid, Scandit s’en sort bien. C’est que les clients ont accéléré leur transformation numérique. «Je suis particulièrement fier de la manière dont nous soutenons NHS Digital au Royaume-Uni», déclare Samuel Müller. Le service de santé britannique bénéficie d’une assistance pour la numérisation des données dans les installations de dépistage fixes et mobiles. Certains jours, NHS Digital a effectué plus d’un million de tests. Outre l’Asie, l’expansion se concentre sur l’Amérique latine. Les compagnies Rappi et Azul Airlines, qui connaissent une croissance rapide, font partie des nouveaux clients.


Guillaume Pousaz, 39 ans
Fondateur et CEO de Checkout.com, Londres

Guillaume Pousaz, Gruender und CEO von Checkout.com

«Nous engageons 70 à 80 personnes chaque mois», explique Guillaume Pousaz.

© MICHAEL BUHOLZER

Le terme de scaler a été inventé pour lui. Car aucune fintech au monde ne se développe plus vite que Checkout.com, la start-up de Guillaume Pousaz. Elle compte aujourd’hui 1500 employés répartis dans 19 bureaux. «Nous recrutons actuellement 70 à 80 nouvelles personnes chaque mois, assure l’entrepreneur. D’ici à la fin de l’année, nous devrions en être à plus de 1800 employés.»

Checkout.com, basée à Londres et à Paris, traite les paiements pour les détaillants en ligne, les fintechs ou les services de livraison du monde entier. Sa liste de clients comprend des noms tels que Samsung, Hermès, Revolut, Smood et le Financial Times. La société, très rentable, a été évaluée à un montant impressionnant de 15 milliards de dollars lors de son dernier tour de table en début d’année. «Notre activité se porte très bien, c’est notre meilleure année jusqu’à présent, et l’avenir pourrait nous apporter des valorisations encore plus élevées», affirme le Genevois, pour qui «2021 est une année de consolidation». A cette fin, Guillaume Pousaz vient de reprendre la société de développement de logiciels Icefire en Estonie et a engagé un nouveau directeur financier.

C’est un peu par hasard que Guillaume Pousaz a découvert le secteur du trafic des paiements. Après avoir échoué à ses examens finaux à l’université, il est parti surfer en Californie et a financé son séjour grâce à un emploi dans une société de paiement près de la plage. C’est ainsi que tout a commencé. En 2007, il a fondé la société qui a précédé Checkout.com, et ce qui a suivi est la plus impressionnante croissance générée par un jeune entrepreneur suisse.


Amir Suissa, 49 ans
Investisseur, Zurich

Digital Shapers 2021 The Scalers Amir Suissa, Wefox ©Nik Hunger

Amir Suissa investit en suivant ses intuitions, dans des domaines aussi divers que la technologie, le heavy metal ou l’insurtech.

© Nik Hunger

Le double citoyen israélo-suisse Amir Suissa a tenu parole: il y a dix ans, il annonçait qu’il serait non seulement entrepreneur et investisseur dans des start-up, mais aussi plus calme qu’avant. Entrepreneur et investisseur, c’est fait. Plus calme, peut-être, mais encore loin d’être totalement détendu. Car Amir Suissa continue de garder de nombreux fers au feu et lance constamment de nouveaux projets, en Suisse et à l’étranger.

Son plus grand fait d’armes, c’est Wefox. Amir Suissa est le fondateur et le président du conseil d’administration de cette start-up, la plus rentable et la numéro un des insurtechs en Europe. Au début de l’année 2021, Wefox a bouclé avec succès un tour de table de série C de 650 millions de dollars, ce qui lui confère une valorisation de licorne de 3 milliards de dollars.

Le rythme de croissance est vertigineux: le chiffre d’affaires a augmenté de 152% par rapport à l’année précédente, pour atteindre 120 millions de francs suisses en 2020. Wefox emploie aujourd’hui plus de 1000 personnes et est représentée dans six pays. Et la tendance à la hausse devrait se poursuivre: Amir Suissa prévoit de poursuivre son expansion en Europe et dans le monde entier, et vise également à atteindre le milliard de francs de chiffre d’affaires.

Ce serial entrepreneur et investisseur à large spectre a bâti sa fortune avec la jeune pousse DeinDeal, qu’il a transformée avec ses collègues en l’une des entreprises qui a connu la croissance la plus rapide de Suisse et qu’il a vendue au groupe Ringier pour une somme rondelette en 2015. Depuis 2016, il a également mis des billes dans Lend, une plateforme peer-to-peer où des investisseurs potentiels peuvent investir dans des prêts personnels. En tant qu’entreprise, Lend est affiliée à l’organisme d’autorégulation PolyReg et membre de Konsumfinanzierung Schweiz. La plateforme respecte également la loi suisse sur le crédit à la consommation.

Après la lecture d’une telle liste, on ne peut nier qu’Amir Suissa suit ses intuitions et qu’il est animé par la passion, nécessaire pour investir dans des domaines aussi divers que la technologie, le heavy metal, l’insurtech ou les apps de rencontres. Sans oublier quelques exercices réguliers de yoga, qui lui apportent enfin le calme dont il a également besoin.

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