Bracken Darrell, 57 ans
CEO Logitech, Newark (USA) et Lausanne

En Suisse, Bracken Darrell est l’un des plus grands gagnants de la crise du coronavirus. Enfin, pas lui personnellement, mais la société Logitech, qu’il dirige depuis plus de sept ans. Depuis le début de l’année, le cours de l’action était en hausse d’environ 50%, alors que l’année dernière il avait déjà augmenté de 50%. Désormais, le fabricant d’accessoires informatiques vaut plus que le Swatch Group, la plus grande entreprise horlogère du monde! Mais c’est de la vieille économie.

Logitech profite de la crise de plusieurs façons. D’une part, les caméras de vidéoconférence sont plus demandées que jamais. «Nous n’avons pas pu répondre à la demande. Si nous avions pu en fournir suffisamment, notre croissance aurait été encore plus rapide», assure Bracken Darrell. Il veut donc maintenant augmenter ses capacités de production. Parallèlement, certains utilisateurs, forcés au télétravail, en ont profité pour acheter un meilleur clavier ou une nouvelle souris. Enfin, le secteur des jeux est en plein essor, secteur où le groupe occupe une position très forte avec ses joysticks, ses claviers ou ses casques, notamment.

En outre, l’automne dernier, Logitech a acquis Streamlabs, une société spécialisée dans les logiciels de diffusion d’événements sportifs en ligne. Très bon timing. «La pandémie n’a pas changé les tendances, elle les a accélérées», poursuit Bracken Darrell. Conséquence: l’entreprise, qui a un double siège à Lausanne et à Newark, en Californie, devrait réaliser cette année un chiffre d’affaires de plus de 4 milliards de dollars. Une première. Lorsque Bracken Darrell a pris ses fonctions en 2013, on en était à peine à la moitié, et le pilier des ventes de l’époque, les accessoires pour PC, était en déclin.

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Pas mal pour un ancien vendeur de déodorants et de rasoirs, qui avait assuré avoir peu de connaissances en technologie lorsqu’un chasseur de têtes l’avait appelé pour le poste de grand patron de Logitech. Ce que le quinquagénaire a retenu de ses années passées chez ses anciens employeurs, Procter & Gamble, Braun et Whirlpool, est simple: sauter rapidement sur les nouvelles tendances et ne pas hésiter à renforcer les ressources internes là où la croissance est le plus prometteuse. Une stratégie qui va perdurer, avec la poursuite des diversifications, la création de nouvelles marques et des acquisitions. «Dans cinq ans, Logitech sera une société complètement différente», promet Bracken Darrell.


André Krause, 50 ans
CEO UPC-Sunrise, Zurich

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La mission d’André Krause sera également de challenger le leader du marché Swisscom.
© Joseph Khakshouri

Il y a quelques semaines, la carrière au sommet d’André Krause semblait bien compromise. Pourtant, l’année avait bien commencé. En janvier, il avait été nommé CEO de Sunrise après le départ de son prédécesseur, Olaf Swantee, à la suite du veto de ses propres actionnaires, dans sa tentative de rachat du concurrent UPC.

Et puis, surprise générale, seulement huit mois plus tard: Liberty Global, le propriétaire d’UPC, annonce la prise de contrôle de Sunrise. Et comme c’est toujours l’acheteur qui nomme le patron, il semblait logique qu’André Krause se retire et qu’un ou une responsable d’UPC devienne le CEO du nouveau groupe, désormais deuxième opérateur télécoms de Suisse. Les observateurs pariaient sur Baptiest Coopmans (qui était CEO d’UPC au moment du rachat de Sunrise) ou sur Severina Pascu (sa prédécesseure, qui, depuis, a fait carrière dans la société mère). Les deux vont prendre effectivement des fonctions dirigeantes dans le nouvel ensemble, mais respectivement au conseil d’administration et en tant que COO. Quant au poste de grand patron d’UPC-Sunrise (le nom final de l’entité fusionnée n’a pas encore été communiqué, mais, à moins d’une grande surprise, ce sera Sunrise), il a été proposé à André Krause. Dont la carrière au sommet, tout d’un coup, n’est plus compromise.

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Né en Westphalie, André Krause a une longue histoire chez Sunrise. Dès 2011, il est à la tête du département des finances, recruté à ce poste par l’ancien CEO, Oliver Steil. Ils se connaissaient bien tous les deux pour avoir travaillé ensemble chez le consultant McKinsey. Pendant son mandat de directeur financier, André Krause a survécu à trois CEO, ce qui a considérablement renforcé, en coulisses, son rôle d’homme incontournable. A son poste de directeur des finances, il a par tous les moyens optimisé le bilan du groupe. Par exemple en vendant puis en louant les 2200 mâts de transmission Sunrise à des investisseurs financiers en 2017. Ou en externalisant l’exploitation du réseau à Huawei. Sa plus grande réussite, bien sûr, a été l’introduction de l’entreprise en bourse en 2015, la plus importante de Suisse cette année-là. Depuis lors, le cours de l’action a presque doublé et le dividende a été multiplié par 2,5.

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André Krause, qui vit sur la Goldküste zurichoise avec sa femme et ses quatre enfants, est considéré comme quelqu’un de pragmatique, qui n’aime pas les grands discours. Il aura fort à faire ces prochains mois. D’une part avec la fusion des anciens numéros deux et trois des télécoms, ce qui va nécessiter l’élimination des doublons, la rationalisation du portefeuille de produits, etc. Puis, bien sûr, avec l’expansion de la 5G et des réseaux de fibre optique.


David Marcus, 47 ans
Responsable Facebook Financial, Palo Alto (USA)

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David Marcus a dû faire face à des vents contraires très violents avec son projet Libra.
© DR
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Après le fondateur, Mark Zuckerberg, il est actuellement la personne la plus importante de l’entreprise. Depuis cet été, le Genevois est à la tête de la nouvelle unité F2, qui signifie Facebook Financial. C’est là que le média social rassemble tous ses projets liés aux services financiers. Par exemple Facebook Pay, qui permet de transférer de l’argent via Facebook, Messenger, Instagram ou WhatsApp, que ce soit entre amis, pour des dons ou pour des achats, sans que, pour ces derniers, l’on soit redirigé vers la page du vendeur.

En tant que patron de F2, David Marcus s’occupe également de Novi. La filiale de Facebook, qui s’appelait Calibra jusqu’au printemps dernier, développe son propre portefeuille numérique pour différentes monnaies cryptées. David Marcus est également chargé des fonctions d’achat en ligne de WhatsApp en Inde, le plus grand marché pour l’application, avec 400 millions d’utilisateurs, ainsi que celles au Brésil. Il a cependant subi là-bas un revers lorsque les autorités ont interdit le service peu après son lancement pour des raisons de concurrence. Il prévoit de s’attaquer ensuite à l’Indonésie et au Mexique. L’objectif de ce projet est de convaincre les PME du monde entier de devenir des partenaires commerciaux. Avec un effet secondaire positif pour Facebook: si les utilisateurs font leurs achats sur le réseau social, les revenus publicitaires du groupe augmenteront également. C’est du moins le calcul.

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Mais tout n’est pas rose. David Marcus a fait face à des vents contraires extrêmement violents avec son projet Libra. La cryptomonnaie a connu des débuts ambitieux en 2019. Elle aurait dû devenir une monnaie complémentaire privée utilisable sur toute la planète, offrant, notamment, une option de paiement à 1,7 milliard d’habitants des pays en développement qui n’ont pas de compte bancaire. Il aurait également été aussi facile, rapide et bon marché de transférer de l’argent dans le monde entier que d’envoyer un SMS. Mais la résistance des politiciens et des banques centrales est énorme, car ils craignent pour leur monopole monétaire.

De nombreux utilisateurs potentiels sont également sceptiques quant à l’instigateur du projet. Ils ne veulent pas confier toutes leurs données financières à Facebook. «Un système avec des milliards d’utilisateurs comporte des risques. Les interrogations sont légitimes, elles méritent des réponses, et les problèmes posés méritent de bonnes solutions», assure David Marcus. Il n’a que partiellement réussi à convaincre ses contradicteurs. L’UE a récemment adopté une réglementation sévère sur les cryptomonnaies, qui vise directement la libra. Bref, le grand projet de David Marcus n’a pas encore vraiment quitté la ligne de départ.

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Max Chuard, 47 ans
CEO Temenos, Genève

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Max Chuard voit un grand potentiel dans les nouvelles banques numériques.
© Keystone

Chez Temenos, le nouveau CEO est un vétéran. Max Chuard travaille en effet depuis vingt et un ans pour le plus grand fabricant suisse de logiciels, dont il a pris la tête en 2019, et dont il était auparavant directeur des opérations et directeur financier. Il entre maintenant dans ce qui sera probablement la phase la plus difficile de sa carrière. En effet, pendant de nombreuses années, le groupe genevois, spécialisé dans les logiciels bancaires, a été synonyme de croissance et de bénéfices élevés (et donc de salaires élevés). L’année dernière, la société a enregistré un chiffre d’affaires de près de 1 milliard de dollars et un bénéfice de près de 320 millions. Plus de 3000 banques dans plus de 150 pays utilisent les programmes et les services de Temenos.

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Mais ça, c’était avant l’arrivée du coronavirus. Avec la crise, le moteur de la croissance s’est mis à toussoter. De nombreuses banques ont reporté leurs investissements informatiques, et le chiffre d’affaires de Temenos a sensiblement baissé pendant deux trimestres consécutifs. Alors que d’autres fabricants de logiciels ont poursuivi leur essor, Temenos a perdu près d’un tiers de sa valeur boursière cette année. Au moins, l’entreprise a pu maintenir ses bénéfices, grâce, notamment, à une réduction des salaires de la direction. C’est maintenant à Max Chuard de relancer la machine. Il met beaucoup d’espoir dans les nouvelles banques numériques. «Elles ont besoin de notre infrastructure», assure ce Français de souche.


Pascal Grieder, 43 ans
CEO Salt, Zurich et Renens

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Pascal Grieder a de nombreux défis à relever chez Salt.
© Keystone
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Pascal Grieder n’est pas à envier. Le fournisseur de téléphonie mobile Salt, qu’il dirige, a toujours été le plus petit des grands opérateurs suisses, derrière Swisscom, Sunrise et UPC, avec une part de marché de 16% et un chiffre d’affaires d’environ 1 milliard d’euros. Aujourd’hui, après la fusion entre UPC et Sunrise, le fossé s’est encore creusé et Pascal Grieder est définitivement le David parmi les Goliath.

«La consolidation du marché ne changera pas grand-chose pour Salt», estimait cependant Pascal Grieder en 2019, avec une pincée d’optimisme, lorsque Sunrise a voulu prendre le contrôle d’UPC. Cependant, quand la fusion s’est faite (dans l’autre sens), il a essayé de la bloquer au tribunal, arguant que Salt avait une entreprise commune et des accords d’exclusivité avec Sunrise dans le domaine de la fibre optique. Sans succès. Salt est désormais de nouveau seul.

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Pascal Grieder semble avoir été distancé. Salt n’a lancé la nouvelle norme de téléphonie mobile 5G qu’en août, soit près d’un an et demi après la concurrence. Et si, dans les différents tests comparatifs des fournisseurs de télécoms, Salt obtient régulièrement de bons résultats, ils ne sont pas aussi bons que ceux des autres. Pascal Grieder, qui a travaillé pour McKinsey pendant de nombreuses années avant de rejoindre Salt en 2018, va avoir de nombreux défis à relever.


Urs Hölzle, 57 ans
Responsable des infrastructures Google, Mountain View (USA)

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Urs Hölzle est responsable de l’ensemble de l’infrastructure technique de Google.
© Adrian Moser
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Depuis la crise du coronavirus, son expertise est plus demandée que jamais. Après tout, en période de télétravail et de fermeture de bureaux, la demande de services basés dans le cloud, tels que le stockage en ligne ou les logiciels participatifs, a explosé. Par un facteur de 30 à 50 pour les vidéoconférences. Et Alphabet, la société mère de Google, est l’un des plus grands fournisseurs de ces services dans le monde.

Urs Hölzle est chargé de veiller à ce que ces services continuent à bien fonctionner malgré la demande accrue. Né à Liestal, il est le plus ancien employé toujours chez Google après les deux fondateurs de la société. Depuis plus de vingt ans, il est responsable de l’ensemble de l’infrastructure technique du groupe surtout connu pour son moteur de recherche, des ordinateurs de bureau des immeubles de Mountain View ou de Zurich aux 15 centres de calcul, dont un est situé en Suisse. Une infrastructure technique qu’il ajuste continuellement pour qu’elle soit plus respectueuse de l’environnement. «Google est actuellement le plus grand acheteur privé d’énergie renouvelable», assure Urs Hölzle.

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Carsten Koerl, 54 ans
Fondateur Sportradar, Saint-Gall

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L’introduction sur le Nasdaq de la société de Carsten Koerl est imminente.
© Siggi Bucher

Carsten Koerl est sur la dernière ligne droite avec Sportradar, fondée en 2001 à Saint-Gall. L’introduction sur le Nasdaq, bourse américaine pour les entreprises technologiques, est imminente. L’intérêt des investisseurs devrait être élevé. En effet, la société de Carsten Koerl est l’un des plus grands fournisseurs de données sportives du monde. Les informations les plus variées, des plus importantes aux plus futiles, provenant d’environ 200 000 événements sportifs, sont collectées sur toute la planète, avant d’être retraitées sous forme de statistiques ou d’infographies et vendues ensuite aux médias et aux bookmakers. Ces derniers sont plus de 450 à avoir noué un partenariat avec Sportradar, qui leur fournit des services précieux, comme les propositions de cotes de paris. Ou des services d’enquête sur la manipulation des paris, des informations désormais exigées par les associations sportives et les services de police.

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Sportradar est présente sur plus de 30 sites et emploie environ 2000 personnes. Bien que de nombreux événements sportifs aient été annulés pendant la pandémie, l’entreprise tient bon. En juin, elle déclarait un chiffre d’affaires de 386 millions d’euros et un bénéfice de 80 millions d’euros.


Guillaume Pousaz, 38 ans
Fondateur et CEO Checkout.com, Dubaï

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Guillaume Pousaz a conclu un tour de financement en pleine pandémie.
© MICHAEL BUHOLZER

Aucun entrepreneur suisse n’a connu de succès aussi rapide que Guillaume Pousaz ces dernières années. Sa start-up, Checkout.com, a conclu un tour de financement en plein milieu de la crise du coronavirus, dans lequel l’entreprise a été évaluée à 5,5 milliards de dollars. Trois fois plus que l’année dernière. Guillaume Pousaz a même pu s’offrir le luxe de choisir ses investisseurs et de fixer les conditions du financement. Le Genevois de 38 ans, qui vit à Dubaï, avoue néanmoins qu’il a vendu ses actions à un prix trop bas. Avec cependant une bonne raison, selon lui: «Je ne cherche pas à obtenir le maximum d’argent possible, je cherche le meilleur partenaire possible.»

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Checkout.com gère l’ensemble du processus de paiement pour les commerçants en ligne entre la caisse et le réseau de cartes de crédit. La jeune pousse compte parmi ses clients des entreprises telles que Netflix, Samsung et Adidas et des banques en ligne comme Revolut et TransferWise. Son chiffre d’affaires dépasse les 100 millions de dollars. Désormais, Checkout.com conquiert un pays après l’autre. Dans deux ou trois ans, Guillaume Pousaz prévoit, si tout se passe bien, d’entrer en bourse.


Urs Schaeppi, 60 ans
CEO Swisscom, Berne

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Urs Schaeppi va devoir affronter un nouveau concurrent avec le nouveau numéro 2 issu de la fusion de Sunrise et UPC.
© Marco Zanoni
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Le CEO de Swisscom s’attend à deux changements majeurs au cours de la nouvelle année. Tout d’abord, il aura un nouveau concurrent. Avec la fusion de Sunrise et d’UPC, le nouveau numéro deux du marché n’aura toujours pas rattrapé le leader, mais l’écart avec Swisscom se réduira considérablement. «La concurrence restera rude et l’innovation primordiale», analyse Urs Schaeppi. Swisscom n’a toutefois plus proposé d’innovation majeure depuis un certain temps déjà. En fait, ce qui aura le plus marqué l’année, c’est le nouveau branding de ses marques Bluewin, Kitag, Swisscom TV et Teleclub, qui se teintent désormais de bleu.

D’autre part, Urs Schaeppi aura un nouveau patron. Le nouveau président du conseil d’administration sera l’actuel vice-président, Michael Rechsteiner. Il reste à voir si ce dernier pensera autant de bien d’Urs Schaeppi que son prédécesseur, Hansueli Loosli. D’autant plus que le CEO de Swissom a été sous pression cette année en raison d’une série de pannes et qu’il a même dû se justifier devant le parlement.

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Les conditions-cadres de Swisscom ne changent pas: le chiffre d’affaires baisse, les bénéfices se réduisent, le nombre de clients diminue, alors que les services de télécommunications sont plus demandés que jamais. Les réponses d’Urs Schaeppi ne changent pas non plus: des programmes de réduction des coûts et des suppressions d’emplois.


Dieter Schlosser, 54 ans
CEO SoftwareOne, Stans NW et Singapour

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Dieter Schlosser: «Nous avons beaucoup de secteurs en forte croissance.»
© SoftwareONE

Il n’y a qu’un seul objectif que le CEO de SoftwareOne, Dieter Schlosser, n’est pas parvenu à atteindre cette année, à cause de la crise provoquée par le coronavirus. Au lieu de visiter une grande partie des 90 bureaux de son entreprise, dispersés sur toute la planète, il est resté coincé dans son lieu de résidence, Singapour. Ce détail mis à part, SoftwareOne se situe clairement dans le camp des bénéficiaires de la crise. La pandémie a accéléré la tendance à la numérisation, et le fournisseur de services informatiques en profite. «Nous avons actuellement beaucoup de secteurs qui connaissent une forte croissance et nous réfléchissons à ceux sur lesquels nous devons investir de nouvelles forces», explique Dieter Schlosser.

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Pour l’instant, l’accent est mis sur le secteur particulièrement rentable des services. Les marges y sont de 35%. «A l’heure actuelle, nous réalisons encore 75% de notre chiffre d’affaires grâce à nos logiciels et à notre activité dans le cloud, mais l’avenir devrait de plus en plus être tourné vers les services.» Dont certains sont très demandés, comme les conseils pour tout transférer dans le cloud. Rien qu’à cause de ce passage, on estime que 50 à 100 millions d’applications devront être reprogrammées dans le monde entier. SoftwareOne a racheté InterGrupo en novembre. En outre, Dieter Schlosser s’est fixé comme objectif de former chaque année 1000 futurs employés dans sa propre académie, à partir de 2021.


Watchlist - IT

Cristian Grossmann, 38 ans
CEO et cofondateur, Beekeeper

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Cristian Grossmann
© Joseph Khakshouri

Plus de 500 entreprises dans 130 pays utilisent désormais le logiciel Beekeeper pour communiquer avec leurs employés. Comme on pouvait s’y attendre, la crise du coronavirus et l’explosion du travail à domicile ont encore augmenté la demande pour ce genre de service.

Lorenz Meier, 36 ans
CEO et cofondateur, Auterion

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Lorenz Meier
© DR
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Le fondateur de cette jeune pousse active dans les logiciels de pilotage de drones a récemment obtenu un important contrat du Pentagone. Tous les drones de l’armée américaine utiliseront à l’avenir le logiciel Auterion PX4, développé par l’entreprise zurichoise.

Georg Polzer, 32 ans
Président du conseil d’administration et cofondateur, Teralytics

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Georg Polzer
© Janosch Abel

En cette période de pandémie, de confinement et de contamination, les services de Teralytics ont été particulièrement demandés. En effet, la société de Georg Polzer analyse et prévoit les schémas de déplacement des foules en utilisant les données anonymisées des téléphones portables.

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