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Digital Shapers 2026

Defenders

Ils assurent la sécurité du matériel, des logiciels et des données.

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Defenders Tessy Ruppert pour DIGITAL SHAPERS. Cette illustration a été générée par un modèle d’intelligence artificielle.

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Christoph Aeschlimann, 48 ans

CEO de Swisscom, Berne
Christoph Aeschlimann pense que Swisscom est en train de vivre la plus grande révolution de son histoire.
Christoph Aeschlimann pense que Swisscom est en train de vivre la plus grande révolution de son histoire.Paolo Dutto
Christoph Aeschlimann pense que Swisscom est en train de vivre la plus grande révolution de son histoire.
Christoph Aeschlimann pense que Swisscom est en train de vivre la plus grande révolution de son histoire.Paolo Dutto
Christoph Aeschlimann pilote la transformation de Swisscom, qui passe d’une entreprise de télécommunications à une entreprise technologique orientée logiciel. Et pour ce faire, il semble être l’homme de la situation. Contrairement à ses prédécesseurs, le CEO ne vient pas de l’industrie des télécoms, mais de l’informatique. Le fait qu’un ingénieur en informatique dirige la principale entreprise de télécommunications de Suisse peut s’avérer un avantage, surtout maintenant que la numérisation du monde s’accélère encore avec l’intelligence artificielle. Selon Christoph Aeschlimann, l’IA représente «la plus grande transformation de l’histoire de Swisscom». Ce à quoi ressemblera exactement cette «Swisscom pilotée par l’IA» est défini dans un document stratégique pour l’année 2030. Les premières offres existent déjà avec la Swiss AI Platform pour les entreprises et l’application myAI pour les particuliers. Sur le marché en plein essor de la cybersécurité, Swisscom se positionne avec la solution Beem, intégrée en continu dans le réseau: tous les sites et appareils connectés à Beem sont automatiquement protégés contre les cybermenaces. Le cœur de métier reste malgré tout la fourniture d’infrastructures. Le réseau de fibre optique sera développé jusqu’en 2035. Christoph Aeschlimann sera également jugé sur son coup le plus audacieux, le rachat de Vodafone Italia. Dans deux ou trois ans, on saura si les synergies espérées se concrétisent et si l’opération en valait la peine.

Samir Aliyev, 40 ans

Fondateur et CEO du Swiss Cyber Institute, Zurich
Samir Aliyev est un formateur de premier plan en matière d’IA et de cybersécurité.
Samir Aliyev est un formateur de premier plan en matière d’IA et de cybersécurité.PR
Samir Aliyev est un formateur de premier plan en matière d’IA et de cybersécurité.
Samir Aliyev est un formateur de premier plan en matière d’IA et de cybersécurité.PR
L’incertitude est son business ou, plutôt, l’élimination de l’incertitude. En effet, Samir Aliyev transforme la surcharge numérique en compétences concrètes. En tant que fondateur et CEO du Swiss Cyber Institute (SCI), il souhaite former et perfectionner 100 000 personnes d’ici à 2030 dans les disciplines critiques de l’avenir, à savoir la cybersécurité et l’intelligence artificielle. Ce qui a commencé il y a six ans comme une simple école de cybersécurité a radicalement évolué. «Aujourd’hui, 70% des cours portent sur l’IA et 30% sur la cyber», explique le fondateur. Comme l’IA évolue extrêmement vite, le SCI mise sur des programmes agiles de reskilling et d’upskilling, allant de courts ateliers intensifs à des formations de 18 mois reconnues par le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (Sefri).
Samir Aliyev ne craint pas les concurrents académiques, bien au contraire. «Nous ne voyons pas l’EPFZ comme un concurrent, c’est notre client», dit-il. Même des géants de la tech comme Google ou des acteurs mondiaux comme UBS et Lufthansa font former leurs équipes chez lui. Avec 30 collaborateurs et une présence des Etats-Unis à Singapour, l’entrepreneur pense l’éducation à l’échelle mondiale.
L’offre dépasse largement le secteur corporate, à l’exemple de ces nouveaux forfaits familiaux qui visent à protéger les grands-parents contre les cyberattaques et à initier les enfants à un usage éclairé de l’IA. Que ce soit lors de sa propre Global Cyber Conference, lors de la remise des Swiss CISO Awards ou sur son campus en ligne, Samir Aliyev construit des ponts entre l’intelligence humaine et la disruption technologique.

Christian Cachin, 57 ans

Professeur en informatique, Université de Berne
Christian Cachin augmente la sécurité des protocoles cryptographiques.
Christian Cachin augmente la sécurité des protocoles cryptographiques.Adrian Moser / Universität Bern
Christian Cachin augmente la sécurité des protocoles cryptographiques.
Christian Cachin augmente la sécurité des protocoles cryptographiques.Adrian Moser / Universität Bern
«Faire confiance, c’est bien, contrôler, c’est mieux.» Dans le domaine professionnel de Christian Cachin, cet adage populaire devrait être formulé plus précisément: faire confiance, c’est bien, mais la validation mathématique, c’est mieux. En tant qu’expert en informatique et cryptographie, le chercheur se penche, pour simplifier, sur cette question centrale: dans quelles conditions quelque chose est-il réellement sécurisé?
Trouver une réponse convaincante et validée à cette question est essentiel à une époque où des algorithmes complexes constituent le fondement de l’économie de demain. Concrètement, le professeur de l’Université de Berne mène des recherches en cryptologie et en protocoles cryptographiques. Ces derniers sont nécessaires pour garantir la sécurité dans un réseau impliquant plusieurs parties. «C’est pourquoi ils s’appliquent notamment dans les réseaux décentralisés complexes, comme la blockchain et les cryptomonnaies», explique-t-il. Les protocoles reposent sur des méthodes mathématiques permettant de démontrer qu’un système est sécurisé sous des hypothèses clairement définies.
En fin de compte, un système blockchain devrait fonctionner comme un vote populaire, c’est la majorité qui décide. Mais les règles de décompte sont bien plus complexes. On pourrait bien sûr simplement faire confiance au fait que le code du programme produit un système fonctionnel qui exécute la volonté de la majorité et ne génère pas, par exemple, des devises «à partir de rien». Mais grâce à une analyse précise des protocoles, on n’a pas à croire aveuglément que le système est sûr, on peut le démontrer. «Je suis en quelque sorte un informaticien théorique», explique-t-il avec le sourire. Ses travaux ont également contribué à placer la Suisse à l’avant-garde internationale dans le domaine des cryptomonnaies. «Et la technologie blockchain recèle aussi un grand potentiel pour l’avenir, notamment pour des services financiers plus efficaces, ce qui est extrêmement attractif pour la place financière helvétique.» La sécurité des applications en constitue bien entendu un prérequis fondamental. A titre personnel, c’est le plaisir de transmettre des connaissances qui m’anime. «De plus, c’est toujours formidable de vivre des «moments eurêka.»

David Haber, 35 ans

Cofondateur et PDG de Lakera, VP AI Security Checkpoint, Zurich
David Haber développe une IA qui surveille d’autres IA.
David Haber développe une IA qui surveille d’autres IA.PR
David Haber développe une IA qui surveille d’autres IA.
David Haber développe une IA qui surveille d’autres IA.PR
«Tu ne passeras pas!» C’est avec cette réplique que le personnage littéraire de Gandalf, tiré du Seigneur des anneaux, est entré dans l’immortalité. Mais le magicien ne protège pas seulement les porteurs de l’anneau contre les démons, il protège aussi les infrastructures numériques contre les cyberattaquants. Mais reprenons depuis le début. Pendant la pandémie, David Haber a fondé l’entreprise Lakera, dont la mission est de permettre aux plus grandes entreprises du monde d’utiliser l’IA en toute sécurité. L’entreprise a depuis été rachetée par le prestataire de cybersécurité Checkpoint. «En tant que VP, ma mission consiste notamment à conduire Checkpoint vers une nouvelle phase IA et à construire des solutions de sécurité pour leurs plus de 100 000 gros clients dans le monde», explique David Haber.
Personne n’était mieux placé pour cela. Arrivé à Zurich en 2016, l’entrepreneur a fondé deux entreprises et les a vendues pour un total d’un demi-milliard de dollars. Déjà à l’époque, une question le préoccupait: si les experts eux-mêmes peinent à utiliser l’IA de manière sûre et fluide, qu’en est-il pour les personnes extérieures au domaine? C’est de cette réflexion qu’est née Lakera. Pour David Haber, l’utilisation sécurisée de l’IA est un enjeu clé de notre époque, car «nous vivons en ce moment la plus grande transformation technologique de tous les temps, qui modifie en profondeur le tissu des entreprises ainsi que la façon dont nous travaillons, communiquons et coopérons». Et ce, à une vitesse sans précédent.
Toutefois, il faut constater que les entreprises comme les gouvernements ne sont pas préparés aux risques que la révolution de l’IA engendre du point de vue de la cybersécurité. C’est pourquoi Lakera développe, au cœur de Zurich, une IA qui surveille d’autres IA et les protège contre les abus. Et c’est là qu’entre en scène Gandalf, qui est la plus grande plateforme de gaming dans le domaine de l’IA et de la cybersécurité. «Des milliers d’entreprises utilisent Gandalf comme outil de formation et tentent, dans le cadre de l’application, de pirater des systèmes», explique David Haber. Grâce à Gandalf, plus de 100 millions d’interactions ont été collectées à ce jour, ce qui équivaut à 40 ans d’expérience en matière de piratage. Ces données alimentent la nouvelle IA de Lakera, qui peut ainsi protéger d’autres applications d’IA.

Kristof Hertig, 35 ans

Senior Program Manager, Digital Switzerland, Zurich
­Kristof Hertig construit des ponts entre les nouvelles technologies et la société.
­Kristof Hertig construit des ponts entre les nouvelles technologies et la société.Florian Graf Photography
­Kristof Hertig construit des ponts entre les nouvelles technologies et la société.
­Kristof Hertig construit des ponts entre les nouvelles technologies et la société.Florian Graf Photography
Pour Digitalswitzerland, Kristof Hertig est en veille à l’interface entre technologie et société, à la recherche des innovations qui façonneront l’avenir numérique de la Suisse. «Il m’appartient notamment de comprendre ces technologies émergentes, d’identifier les parties prenantes et de réunir les bonnes organisations et personnes autour d’une table.» Kristof Hertig poursuit cet objectif avec le but supérieur de briser les silos disciplinaires. L’importance de cette démarche est illustrée par un défi central de l’ère numérique, celui de la vitesse. «Même pour les experts, il est difficile de garder une vue d’ensemble face au rythme effréné des évolutions technologiques», concède-t-il. Mais pour les PME et la population en général, ce rythme est tout simplement vertigineux. Une attention particulière est actuellement portée à la cybersécurité, un sujet qui, malgré des gros titres réguliers, reste encore massivement sous-estimé, surtout en interaction avec l’IA. Digitalswitzerland entend donc réduire la complexité par des campagnes et une terminologie ciblée. Elle compte aussi aborder les dangers et, surtout, rendre plus tangibles les opportunités offertes par la numérisation et les nouvelles technologies. Alors que tout tourne actuellement autour de l’IA, la prochaine révolution technologique pointe déjà à l’horizon: «Dans quelques années, les ordinateurs quantiques placeront la Suisse face à des défis entièrement nouveaux et encore plus profonds.»

Thomas Holderegger, 50 ans

Security Lead, Accenture Switzerland, Zurich
Thomas ­Holderegger protège les infrastructures critiques contre les cyberattaques.
Thomas ­Holderegger protège les infrastructures critiques contre les cyberattaques.PR
Thomas ­Holderegger protège les infrastructures critiques contre les cyberattaques.
Thomas ­Holderegger protège les infrastructures critiques contre les cyberattaques.PR
Pour Thomas Holderegger, la cybersécurité n’est pas un problème purement technique à résoudre dans les départements informatiques. Pour cet expert passionné, qui dirige le pôle sécurité d’Accenture en Suisse et occupe le rôle de Security Lead pour les services financiers d’Europe centrale et orientale, la cyberrésilience est avant tout une mission stratégique fondamentale. «Par conséquent, je souhaite permettre aux organisations de renforcer leur défense numérique en accord avec leurs objectifs d’entreprise.» Il accompagne ainsi les CISO dans l’exercice de leurs responsabilités, sans que des standards de sécurité excessifs deviennent un frein pour les activités. Thomas Holderegger apporte également son expérience du terrain économique en tant que président du comité cybersécurité de Digitalswitzerland. Dans cette fonction, il orchestre le dialogue entre experts, administration et associations. «Il s’agit ici de la vision globale; la protection des infrastructures critiques et la stratégie nationale de sécurité sont au centre des préoccupations.» Thomas Holderegger agit en tant que traducteur et éducateur, y compris auprès du parlement. A une époque où la cybersécurité est devenue un sujet tendance et un terrain sur lequel les politiciens aiment se profiler, il appelle à la rigueur et à l’objectivité. Son objectif vise à sensibiliser et à prévenir toute surréglementation, sans fermer les yeux sur les failles réelles, et ainsi permettre à la numérisation de la Suisse de se déployer en toute sécurité.

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Antti Partanen, 52 ans

CISO de Sunrise, Zurich
Antti ­Partanen simule parfois des cyberattaques pour protéger Sunrise.
Antti ­Partanen simule parfois des cyberattaques pour protéger Sunrise.PR
Antti ­Partanen simule parfois des cyberattaques pour protéger Sunrise.
Antti ­Partanen simule parfois des cyberattaques pour protéger Sunrise.PR
En tant que deuxième acteur du marché suisse des télécommunications, la sécurité de l’information et la cybersécurité sont des enjeux centraux pour Sunrise. Et en tant que CISO (Chief Information Security Officer) de Sunrise, c’est précisément la responsabilité d’Antti Partanen d’y veiller. «C’est pourquoi mon équipe et moi développons l’ensemble de la stratégie de sécurité, surveillons tous les systèmes de Sunrise, effectuons des tests et simulons des cyber­attaques», explique le spécialiste pour décrire son quotidien. Parallèlement, il sensibilise plus de 2700 collaborateurs à la culture de la sécurité et à la cyberrésilience, et veille au respect de toutes les obligations légales de surveillance et d’information. Ce qui motive Antti Partanen depuis plus de trente ans, c’est sa fascination pour les télécommunications et la cybersécurité. Et il n’est pas près de s’ennuyer, avec l’augmentation continuelle de la menace des cyberattaques, notamment en raison de l’utilisation croissante de l’IA. «C’est précisément pour cette raison que mon équipe et moi mettons tout en œuvre pour garder toujours une longueur d’avance sur les attaquants.» Actuellement, il se consacre principalement au renforcement continu de la cyberrésilience de l’entreprise, essentiel pour que les clients puissent à tout moment compter sur des connexions fiables et sécurisées. L’introduction et la sécurisation du réseau 5G Standalone, un réseau mobile purement 5G, particulièrement bien protégé contre les attaques, représente à cet égard un jalon important des derniers mois.

Daniel Seiler, 46 ans

Responsable Platform Services, OFCS, Berne
Daniel Seiler facilite le signalement des cyber­incidents.
Daniel Seiler facilite le signalement des cyber­incidents.PR
Daniel Seiler facilite le signalement des cyber­incidents.
Daniel Seiler facilite le signalement des cyber­incidents.PR
Lorsqu’une entreprise est en plein incident cyber, chaque minute compte. «C’est précisément dans ces moments-là que le signalement ne doit pas devenir un obstacle supplémentaire», dit Daniel Seiler, responsable Platform Services à l’Office fédéral de la cybersécurité (OFCS). Imaginez simplement que votre entreprise est en train d’être victime d’une cyberattaque et que vous tentez, sous un stress intense, de signaler l’incident aux autorités. «C’est pourquoi nous avons conçu le Cyber Security Hub pour qu’il soit clair, simple et fiable à utiliser, même dans les moments de tension», explique Daniel Seiler. Le Cyber Security Hub (CSH), qu’il a développé et qu’il exploite avec son équipe, est une plateforme numérique centrale pour les infrastructures critiques. «Les organisations peuvent ainsi accéder à des informations pertinentes sur la situation et à des alertes concrètes, échanger au sein du bon réseau et signaler des incidents de manière structurée», explique ce juriste de formation. La cyberrésilience s’en trouve ainsi renforcée là où les défaillances font le plus mal, à savoir dans les infrastructures critiques, dans des domaines tels que l’énergie, la santé ou les transports publics. Pour Daniel Seiler, la fonctionnalité la plus importante du CSH est pourtant invisible. «Il s’agit de la confiance, dans le canal, dans la qualité des informations et dans la communauté qui l’utilise.»

Beatrice Smit, 41 ans

COO Axpo Systems, Baden (AG)
Beatrice Smit protège les trains et l’aéroport de Zurich contre les cyberattaques.
Beatrice Smit protège les trains et l’aéroport de Zurich contre les cyberattaques.Sara Merz
Beatrice Smit protège les trains et l’aéroport de Zurich contre les cyberattaques.
Beatrice Smit protège les trains et l’aéroport de Zurich contre les cyberattaques.Sara Merz
Chez Axpo Systems, Beatrice Smit poursuit rien de moins que l’objectif de «sécuriser les infrastructures critiques de notre pays». Depuis 2020, elle siège au comité de direction de cette filiale du groupe Axpo et y occupe la fonction de Chief Operating Officer. Axpo Systems conseille les entreprises en matière de cybersécurité. Parmi ses clients figurent notamment l’aéroport de Zurich et plusieurs compagnies ferroviaires suisses. Ingénieure de formation, l’experte a étudié le génie des communications et de l’informatique à la ZHAW (Haute Ecole zurichoise de sciences appliquées). Elle a débuté sa carrière comme développeuse de logiciels, puis comme experte en gestion des perturbations aux CFF. En 2022, elle a obtenu son master en management à l’Université de Berne. En dehors des sujets numériques, le pilotage est l’une des grandes passions de Beatrice Smit. En 2016, elle a obtenu sa licence de pilote professionnel. «Cette formation m’a probablement plus façonnée en tant que manager que n’importe quel séminaire de management», dit-elle. L’aviation a fondamentalement changé sa façon de penser. «Même si je ne pilote pas en ce moment, j’apporte chaque jour l’état d’esprit du cockpit au bureau.»

Andy Yen, 36 ans

Fondateur et CEO de Proton, Genève
Andy Yen permet une communication non surveillée entre utilisateurs de messsagerie électronique.
Andy Yen permet une communication non surveillée entre utilisateurs de messsagerie électronique.Aurélien Bergot
Andy Yen permet une communication non surveillée entre utilisateurs de messsagerie électronique.
Andy Yen permet une communication non surveillée entre utilisateurs de messsagerie électronique.Aurélien Bergot
Andy Yen est la tête de ce qui est probablement l’exportation technologique suisse la plus utilisée au monde. Il est le fondateur et CEO de Proton, basé à Genève, connu avant tout pour son service de messagerie chiffrée Proton Mail. La parole de l’entrepreneur a du poids bien au-delà du secteur. Il est considéré comme l’un des défenseurs les plus en vue de la protection de la vie privée en ligne et de la confidentialité numérique dans le monde. Originaire de Taïwan, Andy Yen a obtenu son doctorat en physique des particules à l’Université Harvard, avant de travailler comme chercheur au CERN. En 2013, à la suite des révélations du lanceur d’alerte Edward Snowden (42 ans), l’entrepreneur a fondé Proton Mail avec des collègues, en visant l’objectif de rendre la sécurité des données accessible à tous les utilisateurs. Proton s’est rapidement imposé comme l’un des principaux prestataires de communication chiffrée. Le spécialiste intervient régulièrement lors d’événements internationaux tels que le Web Summit ou aux Nations unies pour parler de l’importance de la vie privée à l’ère numérique. Sous sa direction, Proton est devenue une entreprise mondiale comptant plus de 500 collaborateurs et 100 millions de comptes utilisateurs.

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