Liliane Ableitner a toujours l’œil ouvert sur les nouveaux produits électriques.Stephan Rappo
Liliane Ableitner a toujours l’œil ouvert sur les nouveaux produits électriques.Stephan Rappo
Liliane Ableitner fait partie d’une génération de jeunes entrepreneuses qui allient excellence technologique et responsabilité sociale. Elle a renoncé à une carrière toute tracée dans une grande entreprise et s’est lancée dans l’entrepreneuriat après avoir obtenu un doctorat en informatique de gestion à l’EPFZ. En 2020, elle a fondé la start-up de technologie climatique Exnaton.
Avec deux collègues de doctorat, Liliane Ableitner a lancé cette entreprise de logiciels avec l’ambition de proposer aux fournisseurs d’énergie les outils numériques nécessaires pour convaincre leurs clients d’embrasser la transition énergétique. Aujourd’hui, Exnaton fournit à une cinquantaine d’entreprises des solutions logicielles permettant de commercialiser des produits électriques innovants et de favoriser ainsi la transition vers une énergie durable. Le succès se concrétise non seulement sur le plan technologique, mais aussi sur le plan économique. Exnaton a en effet réussi à attirer d’importants fonds de capital-risque, notamment auprès du plus grand investisseur en capital-risque d’Allemagne, et emploie environ 35 collaborateurs hautement qualifiés.
La carrière de Liliane Ableitner est jalonnée de distinctions, de son inclusion dans la liste Forbes 30 Under 30 au SAP Innovation Award, en passant par une intervention TEDx à Zurich. Mais elle ne mesure pas le succès à l’aune des trophées; elle préfère l’évaluer en fonction de l’impact de ses produits. «Nous sensibilisons les ménages et les entreprises à la transition énergétique et contribuons de manière mesurable à la réduction des émissions. C’est ce qui compte pour moi», déclare-t-elle.
Il n’y a pas eu de moment clé particulier dans sa carrière jusqu’à présent. Elle préfère évoquer les nombreux petits défis quotidiens auxquels elle doit faire face en tant que fondatrice. Et c’est précisément pour cette raison que l’équipe joue un rôle déterminant. «Mes deux cofondateurs sont mes partenaires les plus proches et ma plus grande source de motivation. Ensemble, nous pouvons tout surmonter.»
Après avoir développé avec succès ses activités dans les pays germanophones et au Benelux, elle se tourne déjà vers de nouveaux marchés. «Je vais certainement créer d’autres entreprises au cours de ma carrière. L’objectif est de concevoir des produits technologiques exceptionnels qui apportent un réel bénéfice à la société. Exnaton et la transition énergétique ne sont qu’un début.»
Pierre Bi, 34 ans
Fondateur et CEO d’Enshift, Baar
Pierre Bi est un entrepreneur serein.Philippe Rossier
Pierre Bi est un entrepreneur serein.Philippe Rossier
«2025 a été une année décisive pour Enshift», déclare Pierre Bi avec le calme d’un serial entrepreneur qui a déjà réalisé un exit de plusieurs centaines de millions. Le fondateur et CEO de l’entreprise cleantech de Zoug a quadruplé son chiffre d’affaires en 2025 et fait d’Enshift l’entreprise à la croissance la plus rapide dans le secteur des installations décentralisées d’énergie renouvelable.
Avant de fonder Enshift en 2022, Pierre Bi a vendu sa start-up Aeris Health en 2021 pour plus de 70 millions de dollars à iRobot. Aujourd’hui, ce diplômé de l’EPFZ et du MIT veut révolutionner le secteur du bâtiment avec un modèle de financement et d’exploitation entièrement intégré pour les installations solaires, les systèmes de chauffage et les solutions de stockage. Et cela fonctionne très bien. L’équipe est passée de 20 à 50 employés, le financement de série A de 17 millions de francs suisses a été conclu avec succès.
Enshift réalise des projets de grande envergure pour des clients tels que La Poste Suisse, Holcim, Lego ou l’Institut Paul Scherrer à Villigen, ainsi que pour de grands fonds immobiliers dans le domaine résidentiel et commercial. L’expansion internationale vers l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Autriche est en cours. L’approche de l’entrepreneur est pragmatique: «Notre modèle montre que la transformation énergétique est non seulement nécessaire sur le plan écologique, mais également convaincante sur le plan financier.»
Felix Bünning, 35 ans
Cofondateur et président du conseil d’administration de Viboo, Zurich
Felix Bünning réduit l’empreinte carbone des bâtiments existants grâce à l’intelligence artificielle.PR
Felix Bünning réduit l’empreinte carbone des bâtiments existants grâce à l’intelligence artificielle.PR
Pour Felix Bünning, la numérisation est le levier le plus efficace pour lutter contre la crise climatique. Par conséquent, il n’attend pas la rénovation totale du parc immobilier mondial, mais prouve que l’optimisation opérationnelle assistée par l’IA dans les bâtiments existants est souvent la mesure immédiate la plus efficace. L’approche du cofondateur et CEO de Viboo est claire: piloter les bâtiments de manière prédictive afin de réduire concrètement l’empreinte carbone du bâti existant, avec une empreinte numérique minimale ne représentant qu’environ 1% des économies réalisées.
Felix Bünning ne se considère pas comme un disruptif opposé au monde traditionnel de la construction, mais comme son partenaire. «Nous avons besoin du secteur classique de la construction, car les solutions numériques ne fonctionnent qu’en collaboration avec lui.» La digitalisation est, selon lui, indispensable pour rendre la transition vers un système énergétique renouvelable financièrement abordable. «La mise en œuvre est nettement plus simple lorsque la technologie, les installateurs et les gestionnaires de bâtiments avancent main dans la main, dans la même direction.»
Sébastien Cajot, 39 ans
Cofondateur et CEO d’Urbio, Sion
Sébastien Cajot souhaite rendre maîtrisable ce qui est confus.Daniel Kunz
Sébastien Cajot souhaite rendre maîtrisable ce qui est confus.Daniel Kunz
Atteindre le zéro émission nette n’est plus une question de volonté, mais de mise en œuvre. Or celle-ci échoue souvent face à la complexité. «Plus la conception d’infrastructures à faibles émissions est simple, plus la dynamique se met rapidement en marche», affirme Sébastien Cajot. Il a fondé Urbio il y a six ans avec l’objectif de simplifier et d’accélérer radicalement la planification des systèmes énergétiques urbains. Sa mission: remplacer la planification traditionnelle par un logiciel capable de rendre maîtrisable ce qui paraît complexe.
Le chemin qui y mène a commencé il y a dix ans, lors de sa thèse de doctorat à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). C’est là que Sébastien Cajot, avec son cofondateur Nils Schüler, a posé les bases d’Urbio, un logiciel d’optimisation très avancé, mais néanmoins intuitif. Ce dernier permet d’explorer des scénarios durables à l’échelle des villes. L’objectif est de mettre en évidence, et de dépasser, les conflits d’objectifs entre coûts, ambitions de réduction du CO2 et consommation des ressources.
Aujourd’hui, Sébastien Cajot développe sa plateforme à l’échelle européenne afin d’accélérer, grâce à l’intelligence artificielle, le déploiement des réseaux de chauffage à distance. Pour lui, «il est passionnant de travailler à l’interface de deux opportunités actuelles majeures, la décarbonation des bâtiments et la numérisation du secteur énergétique».
Martin Everts, 48 ans
Directeur général d'AMAG Energy & Mobility, Zurich
Martin Everts veut faire avancer la transition énergétique et la mobilité en Suisse.PR
Martin Everts veut faire avancer la transition énergétique et la mobilité en Suisse.PR
Il met les gaz chez le géant automobile Amag. Martin Everts y pilote la transformation du concessionnaire automobile classique vers un fournisseur intégré de solutions de mobilité, d’énergie et d’infrastructures. En tant que Managing Director d’AMAG Energy & Mobility et président du conseil d’administration de Helion et Autosense, il a constitué une équipe qui développe des solutions pour la transition énergétique et la mobilité en Suisse.
Au cœur de cette stratégie, il crée des modèles économiques viables autour des solutions de recharge et d’énergie pour la mobilité électrique, avec un impact mesurable en matière de durabilité. La conviction clé de Martin Everts consiste à dire que «la transformation numérique va bien au-delà de la technologie. C’est avant tout une question de culture et de collaboration. Beaucoup de technologies peuvent être introduites rapidement, mais le changement chez nous, les humains, demande du temps, de la patience et de la confiance.»
Avec les filiales d’Amag Helion et Autosense, la prochaine étape est claire, il s’agit de la mise en réseau intelligente des véhicules et de l’énergie. Les voitures devront se recharger lorsque l’électricité renouvelable est abondante et bon marché. Sa principale motivation est la suivante, «je ne veux pas seulement impulser et façonner le changement, mais aussi susciter l’enthousiasme et éveiller la curiosité des gens».
Giampiero Frisio, 56 ans
Directeur de la division Électrification chez ABB, Zurich
Pour Giampiero Frisio, ingénieur est un métier de rêve.Jakob und Bertschi – Severin Jakob
Pour Giampiero Frisio, ingénieur est un métier de rêve.Jakob und Bertschi – Severin Jakob
Lorsque Giampiero Frisio a débuté chez ABB il y a trente ans comme ingénieur de test pour les produits électriques, le monde était différent. Le domaine de l’électrification s’est depuis étendu au fil des années dans tous les secteurs de la vie quotidienne. Que ce soit la voiture électrique dans le garage ou la pompe à chaleur à la cave, le courant circule partout. «L’intelligence artificielle transforme encore davantage le secteur, explique le dirigeant. Nous avons par exemple besoin d’une densité énergétique plus élevée dans un espace toujours plus restreint, ce qui rend l’efficacité énergétique dans les centres de données encore plus importante.»
Pour Giampiero Frisio, aujourd’hui responsable de la division électrification et donc membre de la direction du groupe ABB, il ne s’agit nullement d’une menace. Bien au contraire, c’est le moment de retrousser ses manches. «L’ingénierie est ma passion, et c’est vraiment mon job de rêve.» Sa fonction inclut également la direction d’équipes, qu’il appelle la «source d’énergie de l’entreprise». Giampiero Frisio qualifie son style de management d’«empowering». Les collaborateurs obtiennent ce dont ils ont besoin pour accomplir leur travail de la meilleure façon possible. Quiconque a une vision claire pour créer un projet est encouragé à la mettre en œuvre. «L’objectif d’un chef devrait être que son propre rôle ne soit en réalité plus nécessaire.» La philosophie du manager porte ses fruits. Nombre des personnes qu’il a recrutées travaillent encore aujourd’hui chez ABB et occupent diverses fonctions de direction.
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Hagen Lihl, 31 ans
Cofondateur et CEO d’UpGrid, Baar (ZG)
Hagen Lihl travaille sur une plateforme dédiée à l’électricité solaire.PR
Hagen Lihl travaille sur une plateforme dédiée à l’électricité solaire.PR
Hagen Lihl est CEO de l’entreprise UpGrid, une start-up cleantech basée à Baar. Il a cofondé l’entreprise en 2024 pour développer une plateforme numérique permettant de partager, d’échanger et de financer de manière transparente l’électricité solaire produite localement, des quartiers aux communes, en passant par les petites entreprises. Chez UpGrid, les exigences techniques, réglementaires et économiques sont combinées, permettant ainsi de créer des coopératives énergétiques et des communautés énergétiques locales. Lihl se fait entendre et remarquer, comme en témoignent notamment la reconnaissance obtenue dans des programmes suisses pour start-up, la validation du modèle d’affaires dans l’accélérateur Zünder 2025 ainsi que des nominations pour des prix sectoriels.
Avant que cet Allemand, titulaire d’un master en finance de l’Université de Saint-Gall et d’un master en management international de l’Université Bocconi, ne fonde UpGrid, il a travaillé pendant plus de neuf ans pour des prestataires de services financiers, dont Goldman Sachs et Partners Group.
Robert Piconi, 55 ans
Cofondateur, CEO et président du conseil d’administration d’Energy Vault, Lugano
Robert Piconi mise désormais avec son entreprise sur «own and operate».PR
Robert Piconi mise désormais avec son entreprise sur «own and operate».PR
Le soleil et le vent ont un problème fondamental. Ils ne respectent pas les horaires de travail. Lorsque, à midi, le soleil tape sur les champs photovoltaïques ou que, en hiver, les tempêtes balaient les parcs éoliens, les installations produisent souvent plus d’électricité que le réseau ne peut en absorber. C’est précisément là qu’intervient Robert Piconi. Le cofondateur et CEO d’Energy Vault cherche des solutions pour stocker l’énergie jusqu’à plusieurs jours, de manière économique et écologique, lorsque les batteries lithium-ion atteignent leurs limites de capacité et de prix.
La solution de Robert Piconi est aussi simple qu’ingénieuse. Elle réside dans la gravité. Pour stocker l’énergie, il utilise des poids de plusieurs tonnes qui sont hissés vers le haut grâce à l’énergie excédentaire lorsqu’il y a un surplus d’électricité. Lorsque de l’énergie est nécessaire, les blocs redescendent de manière contrôlée, tandis que des générateurs récupèrent le courant. C’est le principe d’une centrale hydraulique de pompage-turbinage, mais sans eau ni montagnes, réalisé dans des gratte-ciel gigantesques.
Le cœur de l’entreprise est la plateforme VaultOS, un logiciel piloté par l’IA qui fonctionne comme le cerveau du système. Il analyse en quelques millisecondes les données météorologiques ainsi que les prix du marché de l’électricité et décide automatiquement quand les poids doivent être déplacés. Sans cette orchestration numérique, le contrôle précis de ces blocs de plusieurs tonnes serait impossible. Il s’agit d’infrastructures critiques avec des exigences en matière de sécurité numérique considérables, pour protéger les systèmes des cybercriminels. Pour faire croître sa vision à l’échelle mondiale, il a introduit l’entreprise en bourse à New York en février 2022. La cotation a fait d’Energy Vault, du jour au lendemain, l’un des acteurs les plus en vue du secteur cleantech.
L’année 2024 a marqué un tournant stratégique. Alors que Robert Piconi avait encore réalisé l’année précédente des chiffres d’affaires record de plus de 340 millions de dollars grâce à la vente de grands systèmes de batteries, il a récemment orienté l’entreprise vers une nouvelle phase. Le chiffre d’affaires pour 2024 s’est élevé à environ 46,2 millions de dollars, une baisse délibérée liée au fait que l’entreprise construit et exploite désormais elle-même ses installations, afin de générer à long terme des revenus stables et à haute marge provenant du commerce de l’électricité et des contrats de services.
Un pari payant: malgré un chiffre d’affaires global en baisse, la marge brute a augmenté en 2024, passant de 5,1 à 13,4%. Avec un carnet de commandes bien rempli avoisinant le milliard de dollars et le premier grand projet gravitationnel au monde mis en service en Chine, il a prouvé que sa vision a quitté le domaine de la niche. Il n’est plus depuis longtemps l’inventeur moqué d’une «monstrueuse tour en béton», mais bien l’architecte d’une solution exceptionnelle.
David Taylor, 38 ans
Cofondateur et CEO d’Unbound Potential, Thalwil (ZH)
David Taylor a conçu un système de stockage simple mais efficace.Manuela Matt / Tamedia
David Taylor a conçu un système de stockage simple mais efficace.Manuela Matt / Tamedia
Lorsque David Taylor parle de la transition énergétique, il évoque certes les éoliennes et les panneaux solaires, mais bien davantage le goulot d’étranglement entre les deux, le stockage. «Nous planifions le développement massif des énergies renouvelables, mais il nous manque l’infrastructure pour stocker ce courant», explique le CEO d’Unbound Potential. Sans bonds de capacité massifs dans les batteries, l’économie restera accrochée aux centrales fossiles.
L’entrepreneur veut résoudre ce problème avec une technologie qui repense le concept même de batterie. Alors que les accumulateurs lithium-ion conventionnels ont leur matériau de stockage fixe, ce qui rend la montée en puissance coûteuse et écologiquement discutable, Unbound Potential mise sur une forme radicalement simplifiée de batterie à flux. L’objectif est un système aussi évolutif qu’une centrale hydraulique de pompage-turbinage, mais pouvant être installé partout.
Et cela presse. «Le taux de croissance des centres de données d’intelligence artificielle atteint 30%, tandis que le développement du réseau stagne à un misérable 0,5%», calcule-t-il. La demande énergétique des géants de la tech menace de faire exploser le système. Le fait que David Taylor ait déjà en poche une lettre d’intention avec Amazon souligne la pertinence de sa solution. Mais l’entrepreneur est réaliste. Il sait que le marché du stockage à grande échelle est complexe et que les spécialistes ne tombent pas du ciel. Son approche est donc axée sur la simplicité. D’ici à mi-2026, le premier pilote au Gesundheitspark Thalwil doit montrer que la technologie tient ses promesses au quotidien. Pour lui, c’est très clair. Seul celui qui résout la question énergétique peut sécuriser la transformation numérique, de manière efficace, durable et surtout évolutive.
Yves Zischek, 51 ans
Managing Director Digital Realty Switzerland and Austria, Zurich
Yves Zischek vise une réduction nette des émissions de CO2 d’ici à 2030 grâce à son campus de centres de données en Suisse.Urs Jaudas
Yves Zischek vise une réduction nette des émissions de CO2 d’ici à 2030 grâce à son campus de centres de données en Suisse.Urs Jaudas
«Les centres de données sont les machines à vapeur du XXIe siècle.» Par cette affirmation, Yves Zischek fait référence à une étude autrichienne démontrant que les lieux où la technologie de la vapeur a été introduite précocement profitent encore aujourd’hui d’avantages. «Et comme les centres de données constituent aujourd’hui la base de l’innovation en matière d’intelligence artificielle, de la numérisation et de la croissance, la comparaison se justifie.» Professionnellement, Yves Zischek se penche également sur une face sombre de cette évolution, la forte consommation électrique ainsi que les émissions de chaleur et de gaz à effet de serre que génèrent les centres de données. Avec Digital Realty, il poursuit de grandes ambitions. Le premier campus suisse de centres de données devrait notamment voir le jour et atteindre non seulement le net zéro en matière de CO2, mais même le net négatif. Cela pourrait devenir réalité d’ici à 2030, grâce à diverses optimisations opérationnelles et techniques. Mais Zischek pense au-delà des frontières de centres de données individuels et, dans son rôle de vice-président de la Swiss Datacenter Association (SDCA), il est également actif politiquement. Avec l’Office fédéral de l’environnement, il a obtenu que les centres de données locaux puissent, dans le cadre de la «réserve hivernale», utiliser leurs groupes électrogènes de secours pour compenser d’éventuelles pénuries d’électricité pendant les mois froids. Ainsi, les machines à vapeur du XXIe siècle contribuent tant à la prospérité qu’au bien-être hivernal.
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