CREAL explore de nouveaux territoires dans le secteur de la réalité augmentée et virtuelle. Lorsqu’on se plonge dans les univers virtuels, on s’expose à un risque de terribles nausées. Responsables de ce sentiment désagréable, les lunettes qui permettent de vivre l’expérience: afin de créer un effet 3D, deux images 2D ont été préalablement superposées. La start-up soutenue par Venture Kick a, pour sa part, développé une technologie qui projette des images semblables à un hologramme. Cela crée des effets de lumière et de profondeur d’une qualité de résolution qui n’était pas atteinte jusqu’ici dans le monde virtuel. Et surtout, cette invention protégée par des brevets évite toute sensation nauséeuse.

«Notre technologie de champ lumineux produit un effet plus réaliste que tout autre système», explique Tomas Sluka, cofondateur et CEO. Pour l’heure, il n’existe pas encore de lunettes que l’on peut acheter, mais l’entreprise vaudoise n’est pas loin d’un produit commercialisable en masse. «Il y a un an, notre produit ressemblait encore à un carton à chaussures, plaisante Tomas Sluka. Aujourd’hui, on peut déjà le porter sous forme d’élément amovible sur des lunettes.»

Pour miniaturiser ses lunettes intelligentes, ce spin-off de l’EPFL coopère étroitement avec ses futurs clients, les producteurs de micro-casques. Creal entend leur vendre des licences pour produire ses lunettes magiques. La pandémie n’a pas freiné l’entreprise dans son programme. «Les contacts avec la clientèle ont certes été moins intenses, avoue l’ingénieur d’origine tchèque. Mais nous avons mis ce temps à profit pour développer le hardware et la partie logicielle.» Il assure que le développement de CREAL se poursuit au rythme prévu. «C’est notre marque de fabrique: nous tenons nos promesses.»